Bienvenue à tous les
intrépides !
Dernière mise à jour, le 31 janvier 2008 : mise à jour du cahier de textes
des TS et des TSTL PLPI.
Le Labyrinthe se veut un outil intégral pour faciliter l'étude de la philosophie au lycée. Les onglets à gauche et les liens hypertexte (des mots ou séries de mots colorés et soulignés sur lesquels vous pouvez cliquer....) vous permettent de naviguer à votre guise entre cours, fiche-méthode, et propos pédagogiques (même si certaines sections sont pour l'instant un peu pauvres...). Elèves de TS2, vous trouverez ici votre cahier de texte. Elèves de TSTL, vous trouverez vos cahiers de texte ici pour les options BGB, et là pour les options PLPI.
Elèves de Première, notamment de section L, vous trouverez peut-être le cours par notions un peu ardu pour démarrer : aussi vous ai-je concocté une entrée spéciale par une étude du célèbre livre de Platon, l'Apologie de Socrate, qui commence ici. Vous pouvez aussi aborder la philosophie par les discussions en ligne.
Parents d'élèves, une entrée spéciale vous est réservée, aussi bien concernant les séries générales que les séries technologiques.
Collègues enseignants, vous trouverez peut-être plus d'intérêt à mes éditos et mes mémoires pédagogiques.
Intrépides de tous âges et de toutes formations, enfin, n'hésitez pas à parcourir les venelles du Labyrinthe selon votre humeur et à me faire part de vos critiques, remarques et conseils par le biais des commentaires : la philosophie passe d'abord par le dialogue. Vous pouvez aussi me contacter directement par email (jerome.philo chez free.fr). Quant à ceux que l'idée de corrigés intégraux gratuits en ligne allécheraient ou alarmeraient, je conseille vivement de cliquer sur le pavillon noir.
Le Labyrinthe se veut un outil intégral pour faciliter l'étude de la philosophie au lycée. Les onglets à gauche et les liens hypertexte (des mots ou séries de mots colorés et soulignés sur lesquels vous pouvez cliquer....) vous permettent de naviguer à votre guise entre cours, fiche-méthode, et propos pédagogiques (même si certaines sections sont pour l'instant un peu pauvres...). Elèves de TS2, vous trouverez ici votre cahier de texte. Elèves de TSTL, vous trouverez vos cahiers de texte ici pour les options BGB, et là pour les options PLPI.
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Intrépides de tous âges et de toutes formations, enfin, n'hésitez pas à parcourir les venelles du Labyrinthe selon votre humeur et à me faire part de vos critiques, remarques et conseils par le biais des commentaires : la philosophie passe d'abord par le dialogue. Vous pouvez aussi me contacter directement par email (jerome.philo chez free.fr). Quant à ceux que l'idée de corrigés intégraux gratuits en ligne allécheraient ou alarmeraient, je conseille vivement de cliquer sur le pavillon noir.
Merci de votre
visite, bonne lecture et bonne prise de tête !
Dans le cours de sa recherche, Kant découvre une propriété étonnante des mathématiques :
par Jérôme Coudurier-Abaléa
publié dans :
Terminales STL PLPI 2007-2008
Kant commence sa recherche en distinguant plusieurs types de vérités : certaines d’entre elles se contentent de répéter ce qu’on vient d’affirmer. Par exemple :
les poissons rouges sont des poissons. Ce type de vérité logique se résume toujours à la loi de non-contradiction (on n'a pas à la fois x et non-x), celle-ci étant elle-même
équivalente à la loi d’identité. Kant appelle ce type de vérité analytique a priori : analytique (il suffit d’analyser la définition des mots pour les savoir vrais ;
a priori parce qu’on n’a pas besoin d’expérience pour les prouver). D’autre part, il existe des vérités synthétiques a posteriori : synthétiques (elles associent des concepts
qui pourraient ne pas s’associer l’un avec l’autre ; a posteriori : il a fallu apporter la preuve expérimentale).
Ces deux catégories de vérités s’opposent point par point : les premières sont vraies par nécessité : elles ne peuvent pas ne pas être vraies, les secondes sont contingentes (Chirac a été mis en examen, mais il aurait pu ne pas l’être). Les premières sont universelles (générales et absolues), les secondes sont singulières (elles portent sur des objets particuliers) ; les premières sont toujours vraies, elles ne nous apprennent rien, les secondes ont été découvertes, on pourrait les dater et elles nous apprennent quelque chose qu’on ignorait auparavant.
On peut remarquer que certaines analytiques a priori sont toujours utilisées dans la construction et la formation des synthétiques a posteriori. Kant remarque également que ces mêmes analytiques a priori puisqu’elles sont vraies avant toutes les expériences sont innées. Tous les bébés humains dès la naissance les connaissent. Elles sont la structure de notre esprit pour organiser notre vécu personne (un peu comme un programme informatique livré avec l’ordinateur, mais vide de données). En examinant de près les vérités analytiques a priori, on observe les mécanismes mêmes de la pensée humaine, et ses limites : c’est exactement ce que signifie le titre du livre de Kant : Critique de la raison pure. En un seul livre, Kant fait le tour de tout ce que l’esprit humain peut penser.
Suite du cours sur la vérité.
Ces deux catégories de vérités s’opposent point par point : les premières sont vraies par nécessité : elles ne peuvent pas ne pas être vraies, les secondes sont contingentes (Chirac a été mis en examen, mais il aurait pu ne pas l’être). Les premières sont universelles (générales et absolues), les secondes sont singulières (elles portent sur des objets particuliers) ; les premières sont toujours vraies, elles ne nous apprennent rien, les secondes ont été découvertes, on pourrait les dater et elles nous apprennent quelque chose qu’on ignorait auparavant.
On peut remarquer que certaines analytiques a priori sont toujours utilisées dans la construction et la formation des synthétiques a posteriori. Kant remarque également que ces mêmes analytiques a priori puisqu’elles sont vraies avant toutes les expériences sont innées. Tous les bébés humains dès la naissance les connaissent. Elles sont la structure de notre esprit pour organiser notre vécu personne (un peu comme un programme informatique livré avec l’ordinateur, mais vide de données). En examinant de près les vérités analytiques a priori, on observe les mécanismes mêmes de la pensée humaine, et ses limites : c’est exactement ce que signifie le titre du livre de Kant : Critique de la raison pure. En un seul livre, Kant fait le tour de tout ce que l’esprit humain peut penser.
Suite du cours sur la vérité.
par Jérôme Coudurier-Abaléa
publié dans :
Terminales STL PLPI 2007-2008
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Le rasoir d’Occam
« Il ne faut pas multiplier inutilement les étants. »
La science moderne utilise cette citation comme principe fondamental de sa démarche : si une hypothèse n’apporte rien à un édifice théorique, on la supprime. Ce même principe permet d’élaborer un critère de choix entre deux théories concurrentes qui rendent compte des mêmes phénomènes : on choisira le système le plus simple. Par exemple, les systèmes de Ptolémée et de Copernic ont la même précision mais le système de Copernic est plus économique. |
Russell (logicien britannique) vers 1910 constate dans ses Problèmes de philosophie qu’il est impossible de prouver ou de démontrer logiquement que Berkeley a tort car il affirme que le réel n’est pas distinct de sa pensée subjective et de sa perception. Pour lui prouver que son réel existe indépendamment de lui, il est impossible de lui démontrer son erreur, mais la conception que Berkeley se fait du monde est beaucoup plus compliqué et beaucoup moins vraisemblable que la théorie classique. Russell écarte Berkeley au nom du recours au rasoir d’Occam : la démarche n’es pas légitime ; mais il pose un postulat lourd, l’univers est simple.
2) l’approche d’Emmanuel Kant
La démarche scientifique moderne procède en quatre temps : après l’observation d’un phénomène, le scientifique élabore une hypothèse pour expliquer le phénomène, puis compare cette hypothèse avec les résultats des expériences en laboratoire destinées à la valider ou à l’écarter. Mais ce faisant, la science s’en tient à décrire les apparences sans pour autant être capable d’affirmer avec certitude que ces apparences sont conformes au réel. L’écart entre apparence et réel reste inconnu. On peut aussi bien prétendre la totale identité de l’un et de l’autre que, avec Berkeley, aller jusqu’à nier l’existence du réel.
Comment aller au-delà de la physique ? Comment atteindre une certitude sur le réel ? Comment connaître la vérité ? Ces questions n’en font qu’une : la question métaphysique (au-delà de la physique).
Chacun semble capable de répondre comme il lui plaît à la question métaphysique. En 1780, Kant part de ce constat d’échec, mais aussitôt après, il s’avise que toute la philosophie jusqu’à lui tente de régler ce problème en partant de « l’objet réel ». Or cet objet, on ne le perçoit pas et on ne le connaît pas. Il est donc évident que tenter de tracer une image mentale d’un objet non perçu et non connu appartient au domaine de l’imaginaire. Kant propose donc de partir dans une démarche inverse : quelles sont les capacités de la pensée ? Ce nouveau point de départ semble beaucoup plus solide, car la pensée se perçoit et se connaît elle-même (cf. cogito de Descartes). Kant opère un « changement d’origine » qu’il appelle sa « révolution copernicienne ».
Suite du cours sur la vérité
par Jérôme Coudurier-Abaléa
publié dans :
Terminales STL PLPI 2007-2008












