Kant commence sa recherche en distinguant plusieurs types de vérités : certaines d’entre elles se contentent de répéter ce qu’on vient d’affirmer. Par exemple :
les poissons rouges sont des poissons. Ce type de vérité logique se résume toujours à la loi de non-contradiction (on n'a pas à la fois x et non-x), celle-ci étant elle-même
équivalente à la loi d’identité. Kant appelle ce type de vérité analytique a priori : analytique (il suffit d’analyser la définition des mots pour les savoir vrais ;
a priori parce qu’on n’a pas besoin d’expérience pour les prouver). D’autre part, il existe des vérités synthétiques a posteriori : synthétiques (elles associent des concepts
qui pourraient ne pas s’associer l’un avec l’autre ; a posteriori : il a fallu apporter la preuve expérimentale).
Ces deux catégories de vérités s’opposent point par point : les premières sont vraies par nécessité : elles ne peuvent pas ne pas être vraies, les secondes sont contingentes (Chirac a été mis en examen, mais il aurait pu ne pas l’être). Les premières sont universelles (générales et absolues), les secondes sont singulières (elles portent sur des objets particuliers) ; les premières sont toujours vraies, elles ne nous apprennent rien, les secondes ont été découvertes, on pourrait les dater et elles nous apprennent quelque chose qu’on ignorait auparavant.
On peut remarquer que certaines analytiques a priori sont toujours utilisées dans la construction et la formation des synthétiques a posteriori. Kant remarque également que ces mêmes analytiques a priori puisqu’elles sont vraies avant toutes les expériences sont innées. Tous les bébés humains dès la naissance les connaissent. Elles sont la structure de notre esprit pour organiser notre vécu personne (un peu comme un programme informatique livré avec l’ordinateur, mais vide de données). En examinant de près les vérités analytiques a priori, on observe les mécanismes mêmes de la pensée humaine, et ses limites : c’est exactement ce que signifie le titre du livre de Kant : Critique de la raison pure. En un seul livre, Kant fait le tour de tout ce que l’esprit humain peut penser.
Suite du cours sur la vérité.
Ces deux catégories de vérités s’opposent point par point : les premières sont vraies par nécessité : elles ne peuvent pas ne pas être vraies, les secondes sont contingentes (Chirac a été mis en examen, mais il aurait pu ne pas l’être). Les premières sont universelles (générales et absolues), les secondes sont singulières (elles portent sur des objets particuliers) ; les premières sont toujours vraies, elles ne nous apprennent rien, les secondes ont été découvertes, on pourrait les dater et elles nous apprennent quelque chose qu’on ignorait auparavant.
On peut remarquer que certaines analytiques a priori sont toujours utilisées dans la construction et la formation des synthétiques a posteriori. Kant remarque également que ces mêmes analytiques a priori puisqu’elles sont vraies avant toutes les expériences sont innées. Tous les bébés humains dès la naissance les connaissent. Elles sont la structure de notre esprit pour organiser notre vécu personne (un peu comme un programme informatique livré avec l’ordinateur, mais vide de données). En examinant de près les vérités analytiques a priori, on observe les mécanismes mêmes de la pensée humaine, et ses limites : c’est exactement ce que signifie le titre du livre de Kant : Critique de la raison pure. En un seul livre, Kant fait le tour de tout ce que l’esprit humain peut penser.
Suite du cours sur la vérité.
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article











