On ne le dira jamais assez : de grâce, sortez des sentiers battus ! Une certaine honte salutaire devrait d'ailleurs vous empêcher de céder à la facilité : si vous avez le sentiment que trente ou quarante autres candidats sont en train d'écrire exactement la même chose que vous au même moment, vous faites certainement fausse route.
Fuyez donc, s'il vous plaît, les références de la tribu. Pas de Joconde, pas de Mozart, pas d'impressionnistes ! La science ne se réduit pas à Galilée, Newton et Einstein !
En principe, les cours des autres disciplines et votre curiosité personnelle devraient vous fournir de très nombreux autres exemples et références.
Parmi les arguments, renoncez une bonne fois pour toutes aux dictons, à peine dignes de la Quatrième. En tant que philosophes, que scientifiques, que littéraires, vous devez savoir qu'on a souvent raison seul contre tous : voyez Socrate condamné à mort par la démocratie d'Athènes, voyez l'astronome Giordano Bruno brûlé par l'Inquisition, voyez Rimbaud-le-Voyou méprisé par ses pairs à la seule exception de Verlaine, voyez Mozart accompagné à la fosse commune par un chien galeux. Les opinions les plus communes sont, neuf fois sur dix, non seulement les plus fausses mais encore les plus bêtes et les plus criminelles. A fortiori, les dictons, ces sommets de la "pensée" populaire.
Un exemple : "Tel père tel fils". Bien sûr que non ! Un génie peut fort bien enfanter un imbécile, et inversement (la famille de Beethoven comprend quelques cas sociaux de la plus belle eau). Les traits de caractère ne sont pas génétiques, heureusement ; mais c'est justement sur ce genre de raisonnement qu'on met tous les juifs dans le même train et qu'on les expédie au crématoire. Ajoutons que à ce dicton stupide répond cet autre, tout aussi stupide : "A père avare, enfant prodigue."
Chassons les dictons !
Fuyez donc, s'il vous plaît, les références de la tribu. Pas de Joconde, pas de Mozart, pas d'impressionnistes ! La science ne se réduit pas à Galilée, Newton et Einstein !
En principe, les cours des autres disciplines et votre curiosité personnelle devraient vous fournir de très nombreux autres exemples et références.
Parmi les arguments, renoncez une bonne fois pour toutes aux dictons, à peine dignes de la Quatrième. En tant que philosophes, que scientifiques, que littéraires, vous devez savoir qu'on a souvent raison seul contre tous : voyez Socrate condamné à mort par la démocratie d'Athènes, voyez l'astronome Giordano Bruno brûlé par l'Inquisition, voyez Rimbaud-le-Voyou méprisé par ses pairs à la seule exception de Verlaine, voyez Mozart accompagné à la fosse commune par un chien galeux. Les opinions les plus communes sont, neuf fois sur dix, non seulement les plus fausses mais encore les plus bêtes et les plus criminelles. A fortiori, les dictons, ces sommets de la "pensée" populaire.
Un exemple : "Tel père tel fils". Bien sûr que non ! Un génie peut fort bien enfanter un imbécile, et inversement (la famille de Beethoven comprend quelques cas sociaux de la plus belle eau). Les traits de caractère ne sont pas génétiques, heureusement ; mais c'est justement sur ce genre de raisonnement qu'on met tous les juifs dans le même train et qu'on les expédie au crématoire. Ajoutons que à ce dicton stupide répond cet autre, tout aussi stupide : "A père avare, enfant prodigue."
Chassons les dictons !
par Jérôme Coudurier-Abaléa
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