2) La liberté civile par opposition à la liberté sauvage
Faire attention, en effet ; car, comme le précise l’article 2 de la Déclaration des Droits, « la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».
C’était écrit dès le début : la liberté est aussi une source de responsabilité. On a dit qu’on ne voulait pas être responsable de ce qu’on n’a pas choisi : c’est entendu ; mais alors on doit être responsable de tout ce qu’on choisit. L’angoisse absolue du choix. La condition humaine.
La liberté sauvage consisterait en une sorte de loi de la jungle : je suis entièrement libre de faire tout ce que je veux sans prêter la moindre attention aux conséquences. Animal passionné, je ne suis plus qu’un être ballotté au gré de mes instincts.
Par ailleurs, je suis entièrement soumis à la crainte si jamais je trouve plus fort que moi. Ma domination absolue trouve sa réciproque dans une soumission absolue.
On pourrait donc accepter un moyen terme où la liberté ne se décline plus de manière sauvage mais de manière civile, en tenant compte d’autrui et en lui reconnaissant la même liberté que je m’accorde à moi-même.
Suite du cours : les garanties juridiques de la liberté et l'autonomie.
par Jérôme Coudurier-Abaléa
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