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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

Stratégies foireuses lors de la conclusion d'une dissertation

Souvent les conclusions restent très médiocres. Le pire, dans le genre, reste la conclusion si floue qu'on ne sait plus du tout à quelle question elle répond ; mais d'autres "conclusion-type" s'avèrent aussi désastreuses.
Primo, la conclusion volte-face : emporté par sa prose, le candidat ne voit pas qu'il s'élance vers une solution politiquement incorrecte (anarchisante, élitiste, antidémocratique, d'un athéisme enragé etc.) et, à la dernière seconde, il renie d'une phrase tout ce qu'il vient d'écrire. Ah, non, cher ami : il est trop tard ; il fallait s'aviser du problème dès l'étape 6 ; à présent, il ne vous reste plus qu'à assumer vos idées (on préfèrera toujours un courage irrévérencieux à une veulerie proprette).
Secundo, la conclusion opinion : "Moi, personnellement, je pense que..." (ou toute autre formule plus légère) ; autrement dit, le niveau de l'opinion n'est pas dépassé. Les quatre pages qui précèdent n'ont servi à rien. Quoi de moins philosophique ?
Tertio, la conclusion relativiste, sur le ton : "tout le monde a un peu raison", "ça dépend des cas", "il faut faire la part des choses", "chacun ses goûts" ou, pire de tout, "chacun sa vérité" (la caractéristique majeure de la vérité, c'est qu'elle s'impose indubitablement à tout le monde, aussi sûrement que 2 + 2 = 4). Derrière cette apparente tolérance se cache en fait une mièvrerie gnangnan, quand ce n'est pas une répugnante lâcheté (dans le pire des cas, ces conclusions empestent le sinistre parfum de la collaboration). Le relativisme n'est jamais philosophique. Encore une fois, parmi les vertus du candidat, le courage occupe le premier rang - ce qui n'exclut pas du tout, au contraire, les conclusion nuancées, précises ou en demi-teinte.
Quarto, la conclusion sommaire, où le candidat reprend, parfois pour la troisième fois consécutive, les principales idées de son développement (dans le pire des cas, des platitudes mal réchauffées). Quoi de moins inspiré ? On s'ennuie ferme.
Quinto, la conclusion prétentieuse, sur le ton : "A l'issue de cette étude, nous pouvons conclure que..." Voilà un orgueil difficile à justifier, surtout si les arguments originaux et solides brillaient par leur absence ! La modestie ne messied pas au bachelier, figurez-vous.
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A
j'aimerai que vous évoquez ces conseilles dans un langage plus simple plus détaillé. Merci
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