II. La liberté paroxystique.
1) Le rêve de la liberté
Sans liberté, quel bonheur est possible ? Si je ne suis pas libre de mes faits et gestes, si je ne puis décider pour moi-même, fusse au risque de tomber, de chuter, de commettre des erreurs, comment vais-je avancer ? On n’apprend à faire du vélo qu’à partir du moment où nos parents et nos instructeurs, aussi bien intentionnés soient-ils, lâchent la selle. Entre nous, nous serions bien ingrats de leur en vouloir.
L’indépendance financière, souvent là qu’on s’arrête, et pourtant…
Condition du bonheur, la liberté est aussi la condition de la morale. Comment tenir quiconque pour responsable de ses actes s’il ne les a pas librement choisis ? L’on n’en voudra pas à quelqu’un qui a tiré un coup de feu, si tout son geste a été décidé par quelqu’un d’autre ? Les Grecs là-dessus (Œdipe).
La liberté entre en conflit avec l’autorité. La pensée anarchiste : rejet pur et simple de l’autorité, pas forcément violent. Rousseau : nous vous forcerons à être libres.
Mais ce rêve peut dégénérer dans deux directions différentes.
Suite du cours : la rêverie de puissance.
par Jérôme Coudurier-Abaléa
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