Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.
Rédigé par Jérôme Coudurier-Abaléa et publié depuis
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Goûter, c’est analyser et tester quelquechose, En deux mots SVP. par exemple lorsqu’un œnologue goûte du vin il ne dit pas « j’aime ou je n’aime pas », il fait passer le vin en des endroits bien précis de sa bouche et de sa langue pour l’analyser. Il sait où le faire passer pour analyser son amertume et bien d’autres choses encore. Il doit connaitre les termes d’analyse du vin, il faut être formé pour savoir le goûter et avoir tester le bon et le mauvais vin. Le texte qui suit va donc, selon toute vraisemblance, nous initier à l’art de la robe, du bouquet et du tanin. Non ? C’est une copie de philo ? Ah bon ! Et à quoi le voit-on ? Quelle question va-t-on traiter ? Nul n’en sait rien. Cette « introduction » n’introduit aucun problème.
Qui peut qualifier quelquechose de bon ou de mauvais, de beau ou de laid ? Personne bien entendu, cela n’entraîne que controverses et discordes. Si les individus peuvent débattre et quereller de leurs goûts, alors tout le monde peut qualifier quelque chose de bon ou de mauvais, de beau ou de laid. C’est même la raison de ces querelles. L’élève ne voit pas qu’en deux phrases, il se contredit. Lorsque Voltaire qualifie le dictionnaire philosophique de « beau dictionnaire philosophique », ceci est mal vu, car dire « j’aime ou je n’aime pas » est un language creux et sans intérêt. Anglicisme. « Langage » s’écrit sans « u ». cette exemple Phrase sans majuscule ; et puis, "une" exemple ? Quelle négligence ! peut encore être souligné lors de la controverse de Valladolid qui est une petite ville d’Espagne, Cette précision s’imposait vraiment ! c’est une dispute entre un philosophe Sepulveda et un dominiquain le Barron de Las Casas portant sur le beau. D’abord, Bartolome de las Casas n’a jamais été « baron » ; et surtout, la controverse de Valladolid cherchait à déterminer si les Amérindiens avaient une âme. Le problème du beau n’était qu’une question accessoire dans ce débat. La majorité des humains qui entrent dans un musée s’émerveillent devant des toiles ou d’autres œuvres d’art sans les avoir étudiés et sans savoir comme les étudier. Ils en parlent sans cesse en affirmant leur point de vue, en argumentant leur choix, ce qui amène à une discussion vide de sens. Pour pouvoir discuter intelligement d’une œuvre d’art, il faut être capable d’infirmer son opinion. La dernière phrase du paragraphe demandait des explications ; du reste, l’ensemble du passage porte à faux. Que veut dire l’élève, au juste ? Que, parce qu’ils en discutent (même mal), les spectateurs ont bel et bien goûté les œuvres ? Ou au contraire que, s’ils en parlent mal, c’est qu’ils ne les ont pas goûtées ? Le flou reste complet. C’est un travail sur soi-même, c’estêtre capable de se mettre à la place d’autrui afin de communiquer avec cette personne et de comprendre pourquoi elle pense ainsi. Etudier une œuvre d’art c’est aussi traduire la pensée de l’auteur, interpréter ses sentiments, c’est déchiffrer et décoder ses idées. Cinq fois le verbe « être », ce sommet de platitude, en quatre lignes.Par ailleurs, ces développements parlent « d’étudier » une œuvre d’art, sans montrer en quoi cela revient à la « goûter ». Le paragraphe est donc hors sujet. Il faut donc comprendre et connaitre l’auteur pour comprendre ses sentiments cachés Comprendre pour comprendre. Bien vu. qu’il retranscrit dans son œuvre : « La nature n’est pas à la surface, mais en profondeur, les couleurs sont l’expression de la profondeur à la surface, elles montent des racines du monde. » Citation non attribuée (en l’occurrence, de Cézanne). Le rapport au sujet reste d’ailleurs obscur.
Dans l’œuvre d’art, il faut distinguer l’ouvrage d’art, c’est-à-dire un tunnel ou un pont, de l’œuvre d’art tel que la peinture ou la sculpture. « Tel » s’accorde avec son antécédent, ici « œuvre ». Deux écoles se distinguent ici, l’école des arts et métiers ou l’on étudie les ouvrages d’art, et les écoles d’art ou l’on étudie les œuvres d’art et l’histoire de l’art. Confusion impardonnable entre « ou » et « où ».Par ailleurs, on se demande bien ce que viennent faire les ponts et les tunnels, dans un sujet portant sur les beaux-arts. Il existe donc des écoles permettant d’étudier et d’analyser l’art. Point pertinent, à condition de le rattacher à la question initiale en montrant que l’existence d’écoles d’art indique la nécessité de connaissances spécifiques pour la création et la compréhension des œuvres. Etre cultivé, c’estavoir de la culture, mais c’est aussi un apprentissage, avoir de l’expérience, c’est-à-dire avoircotoyer le beau et le laid, le bon et le mauvais, en ayant acquis des connaissances, et en étant capable de comparer par rapport à des références précises certains points de l’œuvre. Cinq « être », et quatre « avoir » en trois lignes ! Quelle pauvreté ! Ces deux verbes, pour mémoire, n’expriment rien et salissent la copie sans tracer de pensée. Nul besoin de se torturer les méninges pour reformuler à l’économie : « Être cultivé, disposer d’une culture solide, requiert une habitude du beau et du laid, du bon et du mauvais ; à cette expérience se joint l’apprentissage de connaissances grâce auxquelles les œuvres peuvent se comparer entre elles selon des critères judicieux. » On gagne en densité (quarante-deux mots au lieu des cinquante-six de la formulation initiale), et en élégance, sans rien changer au fond. Pour information, de telles différences formelles expliquent souvent des écarts de notation entre des copies prétendument « pareilles ». Travailler le style entre dans l’apprentissage de la philosophie : on ne le répètera jamais assez. Par ailleurs, cette définition approximative qui exigeait plus de concision aurait mérité de figurer beaucoup plus tôt dans la copie – sans doute dès l’introduction. Cette capacité est appellée la norme du goût, Il fallait citer Hume explicitement. c’est par exemple connaitre des techniques de peinture et les redécouvrir dans une toile ce qui permet ensuite de l’analyser, par le type de peinture utilisé, ou la méthode utilisée. Nouvelle approximation : quel rapport entre « analyser » et « goûter » ? La norme du goût se travaille et s’acquiert au fil du temps, ce n’est pas inné et cela nécessite un travail important sur soi-même qui n’est pas à la portée de n’importe qui. Ce point mérite un traitement extensif. Bien des copies concluaient que si goûter une œuvre exigeait une culture, alors l’art devrait être réservé à une élite, opinion inacceptable en regard de préjugés démocratiques. Hume, pour sa part, affirme bien un tel élitisme ; mais, contrairement à l’élève que je corrige ici, il affirme aussi que ce travail est à la portée de n’importe qui, à condition de s’y mettre. Est-ce antidémocratique que de dire cela ? Est-ce démocratique de soutenir le contraire ? L’égalité n’implique nullement une justification du moindre effort, et se combine à merveille avec la notion de mérite. C’est pour cela qu’il existe des écoles d’art qui forment en quelque sorte des juges capables d’analyser une œuvre grâce à cette norme, mais il existe aussi une part individuelle qui est la sensibilité. Une nouvelle fois, il fallait rattacher aux termes de la question. La sensibilité est innée et se travaille en cotoyant l’art fréquement, ce qui permet d’avoir des repères et des référence. La sensibilité permet la transmission de la passion de l’auteur et de ses sentiments. Même remarque. L’argument serait pertinent s’il existait un lien avec la question posée. Par exemple le groupe de Rock : « Pink-floyd » qui étaient pour certains physiciens ou ingénieurs du son, étudiaient chaques notes de leur musique pour faire passer leurs sentiments et le faire ressentir au public. c’est grâce à cette connaissance du son et de la musique qu’ils ont battis ces notes psychédéliques et transcendentales et c’est aussi ce qui a fait leur gloire. Jim Morrison aussi travaillait ses textes pour captiver son public et provoquer des mouvements de masse phrénétiques. Il est nécessaire de s’y connaitre aussi pour faire de l’art. Arguments hors sujet, tels quels. La question ne portait pas sur les connaissances que l’artiste emploie pour créer son œuvre, mais sur celles que le spectateur doit maîtriser pour goûter l’œuvre. Il était possible de montrer la nécessaire corrélation entre celles-ci et celles-là, mais justement ce point méritait un traitement extensif et minutieux. Par ailleurs, le groupe de rock (sans majuscule) dont certains membres étaient ingénieurs (et non "qui étaient...") s'appelle Pink Floyd (avec une majuscule et sans trait d'union). Le tour relâché « il est nécessaire de s’y connaître pour faire de l’art » ne brille guère.
Il faut donc avoir des bases et des connaissance pour goûter et apprécier pleinement une œuvre d’art. L’étude d’une toile nécessite des connaissances très précises en mathématiques par exemple, Georges de la Tour peint vers 1630 : « Le tricheur à l’as de carreau » où il utilise le nombre d’or pour dessiner la scène, il utilise aussi la couleur jaune qui la couleur de la traitrise et de la tricherie. Phrase comptant trois propositions principales. Par ailleurs, vu la teneur de la copie jusqu’ici, on n’en est plus à distinguer « dessiner » et « composer »… Reste un exemple correct, même s’il demeure mal exploité. Une œuvre d’art ne peut pas totalement et pleinement être goûter par une personne lambda sans connaissance de l’art, il peut avoir son opinion, ses sentiments vis à vis de l’œuvre, mais il ne pourra jamais la déguster et l’apprécier à sa juste valeur. Conclusion très insuffisante, au vu des développements. Quid de la sensibilité, cette composante « innée » du jugement ? Elle a disparu sans crier gare. Pourquoi ? Ce n’est pas légitime.
NOTATION
1. Définitions : partielles et imprécises. « Etre cultivé » n’est défini qu’en début de II : 1. 2. Problème : absence de synthèse, un grand nombre d’arguments hors sujet : 0. 3. Argumentation : pauvre. Quelques références artistiques, mais aucune référence philosophique précise : 1. 4. Introduction nulle, conclusion partielle : 0. 5. Rhétorique : maladroite. Les arguments se succèdent sans réel fil directeur. On déplore parfois des incohérences, voire des contradictions : 1.
Note finale : 03/20. Un cas d’école. On se demande parfois si l’élève a seulement lu la question à laquelle il est censé répondre. Pire : le décousu et les incohérences de la réflexion, les négligences définitionnelles, stylistiques, orthographiques et typographiques, le manque d’exemples pertinents, signalent un détachement du réel et un relâchement dans le raisonnement qui pose, à mon sens, un problème plus large que le seul horizon de la copie de philosophie. Ce candidat peut-il vraiment réussir en mathématiques et en physique ? A-t-il vraiment sa place en terminale scientifique ?