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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

Liberté 2


I.  Déterminisme des corps, liberté du vivant ?


reinette.jpgLes corps matériels (pierre, vêtements, meubles...) obéissent à la loi des chocs : ils reçoivent leur mouvement de l'extérieur et le poursuivent selon la loi de l'inertie.  Ils sont inertes. Au contraire, les corps vivants (végétaux, animaux, humains) possèdent  un tonus : une énergie intérieure qui leur ouvre un choix de déplacement. Il paraît évident que les simples corps n'ont pas la liberté : ils sont contraints.

Mais les êtres vivants ne possèdent pas la liberté au même degré. Une plante ne se déplace pas autant qu'une grenouille et une grenouille ne  présente pas la même diversité de comportement qu'un être humain (ci-contre, photographie (c) Sylvia Lorrain et Marc Boulay, Hox). L'humain semble plus "libre" que les autres êtres vivants dans la mesure où il possède une faculté de décision rationnelle tandis que les animaux restent soumis à leurs instincts et à leurs réflexes. De là, des questions gênantes nous sont renvoyées, à nous, humains : dans quelle mesure sommes-nous somis à nos réflexes animaux, à nos besoins vitaux, à nos pulsions (sexuelles, agressives) ?


1) L'éducation permet de surmonter notre instinct

La part d'inné en nous est contrôlée et orientée par nos acquis. Le gain de civilisation, de politesse, de sûreté (droit fondamental des citoyens de vivre en paix : voir article 2 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen) semble se combiner avec un gain de liberté, puisqu'il nous permet de surmonter nos déterminismes biologiques ; mais à l'inverse, nos réflexes naturels s'assimilent à une spontanéité synonyme de liberté. De là le caractère paradoxal de Victor, l'enfant sauvage (humain sans éducation) et du chien de Pavlov (animal aux réflexes conditionnés par le dressage). Ils sont à la fois libres et non-libres : Victor exprime librement ses instincts mais ne peut s'en dégager ; le chien dressé s'arrache à ses comportements typiques mais ne peut sortir de son dressage. 

Par ailleurs, l'éducation canalise notre énergie, nous impose des limites, et semble remplacer les chaînes de la nature par celles de la loi.

Question pour la séance suivante : notre pensée est-elle libre ?

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