Vendredi 20 janvier 2006
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2) Le Bien et le Mal
Quelles valeurs vais-je placer au sommet de l’échelle ?
La conception la plus élémentaire : plein de plaisir et peu de douleur (l’utilitarisme). Le confort, la longue vie, la sûreté matérielle. Au-delà : du pain et des jeux. Toutes les antiutopies sont fondées sur cette idée d’un bonheur standardisé. Brave New World, This perfect day. Athènes sous Socrate. Aujourd’hui : l’assoupissement mental. L’égoïsme pur.
L’altruisme. Rejet de toute forme de malheur, de toute forme d’exploitation. Retour sur l’anarchisme. Puis-je détruire quelque chose au motif que cette chose, bien qu’elle apporte du confort à autrui, l’asservit ? La volonté d’être un sauveur.
L’indignation. Elle peut tout justifier. Les nazis. Pire : n’y a-t-il pas quelque chose de délirant ? Au motif de sauver les autres, ne trouvera-t-on pas plus commode de les tuer ? Les relaps. Le terrorisme anarchiste. « Mourir pour des idées ».
Le bonheur existe-t-il ? S’il est distinct du plaisir, de la satisfaction, de la joie, peut-on se dire heureux ? S’il excède l’absence de malheur, peut-on être humain et heureux ?
Suite du cours : le Souverain Bien.
Par Jérôme Coudurier-Abaléa
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Publié dans : Notions
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