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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

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Le fait religieux - 9


2) Pourquoi la science n’a-t-elle pas fait disparaître la religion ?

Si la lutte est si âpre et si violente, pourquoi ?

Première réponse possible : mais, c’est en cours. Seulement, on ne fait pas disparaître d’un coup de baguette magique cinquante mille ans de religion. Un travail absolument énorme. Nietzsche, §125.

Texte 5 : Friedrich Nietzsche (1844-1900)
L’insensé. – N’avez-vous pas entendu parler de cet insensé qui, en plein jour, allumait une lanterne et se mettait à courir sur la place publique en criant sans cesse : « Je cherche Dieu ! Je cherche Dieu ! » - Comme il se trouvait là beaucoup de ceux qui ne croient pas en Dieu, son cri provoqua une grande hilarité. A-t-il donc été perdu ? disait l’un. S’est-il égaré comme un enfant ? demandait l’autre. Ou bien s’est-il caché ? A-t-il peur de nous ? S’est-il embarqué ? A-t-il émigré ? – ainsi criaient et riaient-ils pêle-mêle. Le fou sauta au milieu d’eux et les transperça de son regard. « Où est allé Dieu ? s’écria-t-il, je veux vous le dire ! Nous l’avons tué, - vous et moi ! Nous tous, nous sommes ses assassins ! Mais comment avons-nous fait cela ? Comment avons-nous pu vider la mer ? Qui nous a donné l’éponge pour effacer l’horizon ? Qu’avons-nous fait lorsque nous avons détaché cette terre de la chaîne de son soleil ? Où la conduisent maintenant ses mouvements ? Où la conduisent nos mouvements ? Loin de tout soleil ? Ne tombons-nous pas sans cesse ? En avant, en arrière, de côté, de tous les côtés ? Y a-t-il encore un en haut et un en bas ? N’errons-nous pas comme à travers un néant infini ? Le vide ne nous poursuit-il pas de son haleine ? Ne fait-il pas plus froid ? Ne voyez-vous pas sans cesse venir la nuit, plus de nuit ? Ne faut-il pas allumer les lanternes avant midi ? N’entendons-nous rien encore du bruit des fossoyeurs qui enterrent Dieu ? Ne sentons-nous rien encore de la décomposition divine ? – les dieux, eux aussi, se décomposent ! Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consolerons-nous, nous, les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous nos couteaux – qui effacera de nous ce sang ? Avec quelle eau pour nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux pour du moins paraître dignes des dieux ? Il n’y eut jamais d’action plus grandiose, et ceux qui pourront naître après nous appartiendront, à cause de cette action, à une histoire plus haute que ne fut jamais toute histoire. » - Ici l’insensé se tut et regarda de nouveau ses auditeurs : eux aussi se turent et le dévisagèrent avec étonnement. Enfin il jeta à terre sa lanterne, en sorte qu’elle se brisa en morceaux et s’éteignit. « Je viens trop tôt, dit-il alors, mon temps n’est pas encore accompli. Cet événement énorme est encore en route, il marche – et n’est pas encore parvenu jusqu’à l’oreille des hommes. Il faut du temps à l’éclair et au tonnerre, il faut du temps à la lumière des astres, il faut du temps aux actions, même lorsqu’elles sont accomplies, pour être vues et entendues. Cet acte-là est encore plus loin d’eux que l’astre le plus éloigné, - et pourtant ce sont eux qui l’ont accompli ! » - On raconte encore que ce fou aurait pénétré le même jour dans différentes église et y aurait entonné son requiem aeternam deo. Expulsé et interrogé il n’aurait cessé de répondre la même chose : « À quoi servent donc ces églises, si elles ne sont pas les tombes et les tombeaux de Dieu ? »
Nietzsche, Le Gai Savoir, §125.

Deuxième réponse possible (également Nietzsche) : en fait, il existe une continuité entre science et religion. Exprimé aux § 300 et 344 du Gai savoir, on y reviendra. Une guerre entre science et religion ? Une rupture dans la pensée européenne ? Pas du tout ! L’attitude du scientifique n’est guère différente de cette du théologien. L’un comme l’autre postule l’existence d’une vérité, les « lois de la nature » éternelles et immuables, l’unité du cosmos et son homogénéité, toutes puissantes parce que partout puissantes. Invisibilité, bonté, puissance, omniscience, ubiquité… Les lois de la nature, c’est Dieu ! D’ailleurs, le théologien est capable de raisonnements très abstraits, tout comme le scientifique est bien obligé d’accorder foi à des axiomes invérifiables, indémontrables, que rien peut-être ne justifie. Il existe une réelle similitude de comportements.

(Et là on commence à comprendre le sens exact de « Dieu est mort ». Ce n’est pas seulement le « Dieu » chrétien, mais aussi, d’une manière plus générale, la croyance en une valeur transcendante, la croyance en un absolu, quel qu’il soit (y compris la vérité). L’humain tout seul dans l’univers avec ses doutes et ses erreurs. Plus personne vers qui se tourner, plus d’entité toute-puissante et miséricordieuse pour accorder le pardon et le salut. Plus de béquilles : l’humain va devoir marcher de ses propres forces, sans modèle ni point de repère. Pas du tout un cri de victoire : un cri de désespoir.)

Troisième explication : Durkheim (qui explique très facilement la pérennité de la religion face à la science).

Enfin, la science n’a pas fait disparaître la religion parce qu’on a des preuves de l’existence de Dieu.

Suite du cours : prouver l'existence de Dieu.
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M
La religion n'est pas un choix. <br /> L'irréalité - dont le domaine principal celui des croyances - est une fonction cérébrale. L'excès  de dopamine agissant sur les neurotransmetteurs spécifiques alimente de fausses perceptions vécues par le psychotique comme des réalitésce sont les hallucinations, lesquelles sont les symptômes de la schizophrénie.<br /> Ni Dieu, ni Diable, seulement et totalement une maladie psychiatrique.<br /> Schizophrénie et croyances.<br />  <br /> <br /> Après les primates, il y a eu des hommes dont certains souffrent d'une maladie nommée «schizophrénie»; lesquels dans leurs perceptions hallucinatoires croient entendre le Divin - et voient ses envoyés - leur donnant des ordres. Ils sont alors en certitude d’être désignés pour une mission divine.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Psychose hallucinatoire, délires mystiques, croyances, religions.<br />  <br /> <br /> D’un autre âge, ceux qui se disaient en communication avec Dieu étaient et sont encore appelés «prophètes» avec leurs écrits indiscutables.<br />  <br /> <br /> De nos jours, ceux qui entendent des voix ont pour certitude que Dieu leur parle ; ce sont nos jeunes en psychose hallucinatoire paranoïde (schizophrénie) dont le traitement relève de la psychiatrie.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Ce qui est inscrit sur la notice pharmaceutique d’un antipsychotique de dernière génération : «... est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées...».<br />  <br /> <br /> Cette relation croyances/psychose vous semble inadmissible, alors je vous mets au défi de citer une seule autre manifestation qui soit à la fois l’œuvre présumée de l’Au-delà et également les symptômes d’une maladie.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Bien et Mal, Bons et Méchants, Dieu et Diable, Enfer et Paradis, tout ce monde binaire, sans positions intermédiaires, ainsi que les angoisses sur le futur, avec son extrémité qu’est la fin du monde, sont toutes les perceptions qui envahissent le psychotique schizophrène. Il est normal que les religions les aient intégrées, les croyances sont les relais des perceptions psychotiques.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Il est temps de ne plus vénérer cette maladie extrémiste. Que diriez-vous si l’on vénérait le cancer, le sida... toutes ces maladies qui rongent le malade, sa famille et la société.<br />  <br /> <br /> En terminer avec la schizo : même si l’on n’a pas encore le vaccin, lorsque l’on a la clé, va-t-on rester dans cette irréalité encore des milliers d’années ?<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> En France, chaque année, 8000 jeunes entrent dans cette maladie ; il est temps de faire comprendre ce mal et sa relation avec le mystique et donc de faire de la prévention par l'explicatif.<br />  <br /> <br /> Un père en prise avec cette « maladie de la croyance totalement mystique».<br />  <br /> <br /> Maurice Champion - http://monsite.orange.fr/champion20.<br />  <br /> <br /> (Si Jeanne d’Arc avait compris que la psychose parlait, Elle ne serait pas allée à Reims.)<br />  <br />
Répondre
J
Cher Maurice,Tout d'abord, merci pour ton com'. Ensuite, juste une toute petite remarque de forme avant de passer au fond : SVP, quand vous laissez des coms, évitez les retour ligne à répétition : over-blog les gère mal, et on se retrouve avec des pages trouées en forme de dentelles de Limoges. Merci d'avance ! La ligne générale de ton com s'appuie sur une série d'articles publiés l'an dernier dans des magazines de vulgarisation (d'ailleurs corrects) selon lesquels la foi, les visions, l'extase, relèveraient du fonctionnement structurel du système nerveux central humain, et s'apparenterait à certaines formes de maladies mentales. Par rapport à ce fond, je voulais apporter trois arguments.Primo, je crois qu'il faut être très méfiant avec ce genre de "vérités scientifiques". On n'arrive déjà pas à comprendre avec rigueur, précision et certitude les mécanismes de la mémoire, de l'imagination ou du langage, alors associer un comportement mental aussi complexe que la croyance religieuse (adhésion, malgré un doute résiduel, à une proposition conçue comme vraie malgré sa teneur surnaturelle) à une structure mentale type me paraît pour le moins audacieux. Qu'on ait réussi à isoler certains facteurs favorables, je n'en disconviens pas ; mais de là à établir un lien de cause à effet pur et simple, il existe un pas gigantesque (que les articles en question se gardaient bien de franchir).Secundo, j'ai le sentiment que tu réduis la religion au seul  mysticisme exalté. Ca me paraît une simplification très contestable. La plupart des croyants n'ont jamais eu de "vision" (et s'alarmeraient beaucoup s'ils en avaient) ; si beaucoup se sentent "appelés", rares sont ceux qui "entendent des voix". Je ne connais personnellement aucun croyant qui adhère sans réserve au dogme, même "basique", comme l'existence de Dieu. A vrai dire, les religions considèrent cette "pureté" avec beaucoup de méfiance, parce qu'elle confine au fanatisme ; au contraire, on tend à valoriser le doute et la réflexion personnelle (en tous cas dans le judaïsme, le catholicisme, l'islam et le bouddhisme). La foi au sens relevé s'apparente plus à l'esprit critique qu'à l'hallucination.Tertio, à trop intimement lier schizophrénie (une maladie mentale tellement complexe que les psychiatres peinent déjà à en déterminer les symptômes) et religion, tu oublies que la schizophrénie, comme toutes les maladies mentales, dépend d'un environnement socioculturel précis (elle n'existait pratiquement pas en Europe avant 1900, et elle demeure inconnue dans des peuples entiers, qui, eux, rencontrent des troubles psychiques totalement inconnus en Occident). On peut citer des peuples profondément religieux (les Algonquins, les Navajos, par exemple) totalement exempts de schizophrènes (à notre connaissance). Pour cette seule raison, ton propos me paraît antiscientifique et faux ; mais comme tu signes "Un père en prise avec cette maladie de la croyance", je ne veux pas insister sur ce point.Pour finir, je voulais ajouter une dernière remarque. Ton propos général me fait penser à ces recherches qui tendent à identifier un "gène de l'homosexualité". Personnellement, je me demande pourquoi on ne cherche pas aussi, à ce compte-là, le "gène de la dépense consumériste", le "gêne du temps consacré à regarder la télé", le "gène de la croyance aux dictons" ou le "gène de la fierté de l'automobiliste". Il est assez intéressant d'observer quels comportements on classe a priori parmi les "maladies mentales génétiques" (comme pour excuser les "malades", puisque, comme tu le dis en tête de ton com, "ils n'ont pas le choix") et surtout lesquels on ne classe pas dans cette catégorie (malgré leur irrationalité patente ou avérée), soit qu'on les juge "normaux", soit qu'on tienne leurs auteurs pour "responsables de leurs actes".Personnellement, il me semble que c'est ce jugement de valeur très contestable qui prime dans ces "recherches" ; et à bien des égards, un tel jugement de valeur constitue une "croyance psychotique" similaire à celles que tu dénonces.Bonne continuation,J.