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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

Autrui - 2


2) Autrui, en apparence simple objet

Cette analyse paraît gênante parce que j’admets en partie que je suis comme autrui me voit – ce qui laisse entendre qu’autrui peut, sur certains points, me connaître mieux que je ne me connais moi-même – alors pourtant qu’il m’apparaît comme un objet, non comme un sujet. Descartes explique que, dans il regarde dans la rue, il voit des chapeaux et des manteaux, lesquels ressemblent, à première vue, à des automates (Méditations métaphysiques, Méditation seconde, texte intégral téléchargeable ici) : rien ne prouve qu'autrui est bien un sujet. L'humain n'étant pas télépathe, il existe dans autrui une limite fondamentale de la pensée : je puis percevoir autrui, je puis être conscient que je le perçois, mais je ne perçois pas directement ses pensées ni sa conscience : je ne puis que les extrapoler, ou les postuler.


3) La reconnaissance

La subjectivité d’autrui m’est un monde inaccessible par expérience directe : je ne peux pas le connaître. Tout au plus puis-je en savoir quelque chose par l’intermédiaire du langage, par description (à la manière dont je sais quelque chose sur le Taj-Mahal ou sur Bismark), lorsque autrui me décrit ses pensées ; mais dans ce cas, nous nous trouvons tous deux tributaires du langage et de ses pièges (voir le cours sur le langage). Non seulement les pensées et sentiments d'autrui s'avèrent peut-être inexprimables, mais encore il est clair qu'autrui peut user des failles du langage pour me mentir.

Hors du langage, alors, je ne puis comprendre quelque chose d'autrui que sous le rapport de l’analogie : je reconnais (premier sens du mot « reconnaissance ») en lui ce que j’ai vécu en moi. Ainsi la mort : je ne puis me figurer ma mort que par analogie avec l'absence d'un proche décédé. Malheureusement, une telle opération mentale est toujours très hasardeuse : comment puis-je être sûr qu'autrui ressent ce que j'ai ressenti ?


Suite du cours : autrui, élément structurant de la réalité.

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F
1er paragraphe - 4e ligne : " explique que, dans il regarde dans la rue, "  =====> quand il regarde dans la rue
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