Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.
Rédigé par Jérôme Coudurier-Abaléa et publié depuis
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Les capacités nécessaires à la compréhension d’une œuvre ne se trouvent-elles que chez de rares élus ? Les réponses à cette interrogation se trouvent partagée entre un « oui » élitiste et un « non » humaniste, dilemme tranché par les facultés psychologiques de l’individu : ces dernières permettant l’obtention de clés de lectures nécessaires à une bonne interprétation de l’ouvrage.
L’universalité de l’art ne fait aujourd’hui aucun doute. L’humanité entière y accède : Depuis les danses initiatrices africaines jusqu’aux médiathèques modernes occidentales, l’homme se trouve sans cesse confronté à de nombreuses œuvres. Il suffit de percevoir le succès des différents musées pour se rendre compte de l’importance de la place qu’il occupe dans notre société. De plus, qui de nous n’a jamais écouté Mozart, qui de nous n’a jamais parcouru l’Iliade ou l’Odyssée. La société doit donc considérer que la plupart des individus peuvent avoir accès à l’art, l’omniprésence de ce dernier ne pouvant être contestée. Exceptées les personnes comportant des déficiences sensitives, les hommes possèdent tous les mêmes capacités cérébrales, à peu de choses près. Dès lors, il n’y a pas de raisons de penser que certains puissent percevoir les messages des artistes, tandis que d’autres ne les comprennent pas. Ainsi, le lecteur, ou le musicien, prend du plaisir à décrypter l’œuvre, à la comprendre et à la partager avec d’autres. Il en résulte une confrontation des opinions et un approfondissement du débat, une nouvelle poussée dans le cœur de l’œuvre. Tout le monde possède donc les capacités nécessaires à la compréhension d’une œuvre d’art.
Cependant, il semble évident que l’art reste incompris par une grande partie de la population. M. Duchamp reçut de nombreuses félicitations pour le succès de sa fameuse sculpture : La Fontaine. Nombre de visiteurs s’appliquent à littéralement « parcourir » les musées. Il semble donc évident que l’art se réserve à une élite ou tout au plus à un petit groupe d’initiés. En effet un certain nombre de personnes ne semblent pas aptes à percevoir et à comprendre l’art. Les derniers prônent le fait que l’art ne sert à rien. En énonçant ce constat, ils se rejettent eux-mêmes des artistes et dès lors, ne peuvent goûter à l’art. Un autre constat reste gênant : qui de nous ruinerait sa famille afin d’acquérir un sombre tableau d’un non moins obscur maître, comme certains n’hésitent pas à faire. Possèderaient-ils une évidence qui échappe à notre mode de vie. Seul certaines personnes possède donc la capacité de percevoir et de goûter l’art, mettant ainsi tout le reste de l’humanité à l’écare. Souvent, sans les explications d’un maître, nous ne pouvons assimiler ses œuvres. Certaines œuvres restent ainsi obscures et non expliquées par le fait de la disparition du maître. Les derniers chapitres des Contemplations de Victor Hugo ne restent en aucun cas accessible à tous, ainsi que les derniers ouvrages d’Arthur Rimbaud. Nous pouvons donc considérer qu’eux seuls atteignirent une certaine vérité, non accessible pour tout être humain.
La présence ou l’absence de certaines clés de lectures rendent donc impossible la compréhension de l’œuvre. L’élément clé permettant de déchiffrer le message véhiculé par le frontispice de la cathédrale de Strasbourg reste bien caché. En l’absence de cet élément, à savoir un serpent, le message reste obscure. De même, pour les peintres du classicisme, comme de la Tour : ils respectent certaines règles de construction permettant d’animer et de comprendre l’histoire relative au tableau. En poésie, il s’agit souvent du derniers vers qui nous révèle le sens du poème. A partir de cette clé de lecture, de cet enseignement, il se trouve nécessaire et obligatoire, pour quiconque espérant comprendre une œuvre, de fournir un certain effort d’abstraction et de concentration. Ceci lui permettant d’atteindre la vérité exposée par l’œuvre. Ainsi pour les règles de composition des tableaux classiques, et plus particulièrement le Tricheur à l’as de carreau de la Tour, cela nous permet de nous immiscer dans l’histoire et de se confronter aux personnages. Enfin, dès lors que cet effort semble nécessaire, le sens d’une œuvre ne peut se livrer qu’à ceux qui le désirent ou le peuvent. Certains ne désirent pas effectuer cet effort, ou ne le peuvent pas, tel qu’un enfant en bas âge, et ne pouvant donc en aucun cas goûter aux œuvres d’art.
Tout le monde possède ainsi la capacité de percevoir les messages, véhiculés par une œuvre. La nécessité de la culture ne semble pas obligatoire : l’essentiel se trouvant dans la présence des indices et des méthodes permettant une bonne interprétation de l’œuvre. Ainsi, dans la mesure où l’individu possède les clés de lectures et fournit l’effort intellectuel nécessaire, tout le monde peut accéder et goûter aux réponses proposées par l’art.