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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

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Copie 1 corrigée

A première vue, une œuvre d’art se caractérise principalement par ses qualités esthétiques. Il semble alors naturel de penser que d’y goûter ne nécessite aucune culture.
Tour barbare. On préfèrera : « Il semble … qu’y goûter ».
Cependant, sans connaissance, la compréhension de l’œuvre reste partielle et superficielle. Sans culture, quel lien s’établit entre la personne et l’œuvre d’art ? Goûter une œuvre d’art nécessite-t-il une culture ?
Introduction correcte même si le rapprochement entre « goûter » et « comprendre » aurait mérité une présentation plus explicite. On peut dire de cette introduction qu’elle est suffisante : le problème est posé clairement.


Rien n’empêche une personne de visiter une exposition dans un musée, même si elle ne possède aucune culture.
Un des arguments banals ; il est cependant acceptable en la forme, dans la mesure où l’on ne perd pas de temps à s’appesantir dessus, contrairement à ce qui se passe dans la copie n°2 et dans la copie n°4.
Dans ce cas, elle se contentera de regarder les œuvres et de les juger sur leurs apparences en se fiant à ses sentiments. En effet, sans culture, seule la beauté formelle de l’œuvre peut interpeler la personne. Le jugement porté sur l’œuvre repose alors uniquement sur les qualités esthétiques de l’œuvre et le sentiment provoqué chez la personne.
Argument correct. Un exemple eût été bienvenu, mais « ça passe ».
Le rapport avec l’œuvre d’art reste alors superficiel. Il devient alors difficile de percevoir l’intérêt de l’œuvre. Sa compréhension n’est donc pas possible.
A ce stade, un exemple devenait nécessaire pour montrer comment une personne se fiant à ses « sentiments » peut apprécier une œuvre tout en se fourvoyant sur l’intention de l’auteur.
Pour comprendre le message de l’auteur, une certaine culture est indispensable.
Vous l’avez constaté en lisant la copie initiale, le devoir ne respecte pas les lignes blanches entre les parties. Résultat, on ne sait pas si cette phrase ouvre le II ou si elle se trouve toujours en I. Pourtant, on a bien l’impression qu’elle annonce une antithèse par rapport à ce qui vient d’être dit : si tel est le cas, le I est réduit à la portion congrue.
Connaître la vie de l’auteur, l’époque pendant laquelle il a vécu ainsi que le courant artistique et littéraire de sa période permet une approche différente de ses œuvres.
Assurément : mais cette « approche différente » est-elle nécessaire pour « goûter » l’œuvre ? Il aurait fallu revenir aux termes de la question.
En peinture, des connaissances techniques permettent d’analyser la manière dont un tableau a été peint, le jeu des ombres et des lumières ou les matières utilisées. La signification de l’œuvre ne peut être perçue qu’à l’aide de connaissances.
Point capital qu’il fallait développer : l’élève semble suggérer qu’on ne « goûte » pleinement une œuvre que si l’on en saisit le « message », derrière ou au-delà des qualités esthétiques ; et de surcroît, l’élève prétend que saisir ce message requiert un savoir spécifique. Deux points litigieux : toute œuvre d’art porte-t-elle un message ? Comprendre le message des œuvres d’art en général requiert-t-il des connaissances positives ? Tentez de répondre à ces questions en comparant, dans le corrigé intégral, la Liberté guidant le peuple de Delacroix et le 1950 number 32 de Jackson Pollock. Voir aussi la même approximation dans la copie n°2.
En étant cultivé, l’intérêt de l’œuvre se dégage rapidement.
Formulation maladroite. On a l’impression que c’est l’intérêt qui est cultivé.
Si le but de la personne ne consiste qu’à regarder une œuvre et à en admirer la beauté, être cultivé n’est pas nécessaire.
Même problème que tout à l’heure. Sommes-nous en train d’aborder le III ? Sommes-nous toujours dans le II ?
Certaine personne recherche seulement le plaisir visuel ou auditif sans avoir besoin de comprendre ce que l’artiste a voulu signifier.
Fautes impardonnables. L’article s’accorde avec le nom qu’il qualifie, et le verbe avec son sujet.
La manière d’envisager l’œuvre d’art n’implique qu’une satisfaction personnelle immédiate sans curiosité. La culture n’est pas indispensable dans cette façon de goûter une œuvre d’art.
Trop contestable. Il fallait beaucoup mieux montrer en quoi même un ignorant peut effectivement jouir d’une œuvre, même s’il n’en comprend pas le message ni la portée.
De plus, dans certains cas, seul du bon sens peut indiquer la signification de l’œuvre. Par exemple, exposer un urinoir ayant appartenu à un artiste relève de la provocation. Seul le bon sens permet de savoir que ça n’est pas une œuvre d’art en tant que telle.
Double critique : il fallait citer nommément Duchamp, et ce paragraphe est décousu par rapport à ce qui précède.
Aussi, goûter une œuvre d’art permet de se cultiver.
Renversement illégitime de la question (voir aussi copie n°2 et copie n°6). On ne peut retourner l’ordre des termes en doigts de gant sans verser hors sujet. On ne demandait pas si contempler des œuvres était nécessaire pour se cultiver, mais plutôt si être cultivé était nécessaire pour contempler une œuvre.
Cela permet d’avoir pour la suite des points de comparaison et de référence et une culture adaptée à l’art. En effet, posséder une solide culture scientifique sur l’évolution de la médecine ne permettra pas de comprendre une œuvre de Munch. La culture requise pour comprendre une œuvre d’art lui est donc spécifique.
Fin de devoir décalée et insuffisante : évaluer la nécessité de la culture médicale pour comprendre les œuvres de Munch paraît saugrenu ; mais il le serait bien moins pour comprendre l’Homme de Vitruve par Léonard de Vinci, chef-d’œuvre de précision anatomique, par exemple.


Ainsi, goûter une œuvre d’art ne nécessite pas de culture si la personne ne recherche qu’un lien superficiel entre elle et l’œuvre. En revanche, une compréhension et une bonne interprétation d’une œuvre d’art nécessite une culture historique et artistique importante.
Conclusion relativiste : selon qu’on veut la superficialité ou la profondeur, on a ou non besoin d’une culture. En gros : chacun fait ce qu’il veut. Pour rappel, le relativisme n’est jamais philosophique.


NOTATION
1. Définitions : partielles, au mieux. « Goûter » n’est jamais précisément défini : 1.
2. Problème : esquissé seulement, ce que prouve la relativité de la conclusion. Si les deux positions sont possibles, le I et le II ne sont pas vraiment polémiques : 1.
3. Argumentation : très pauvre. Aucune référence philosophique, un seul exemple artistique précis : 1.
4. Introduction correcte, conclusion malhabile : 1+.
5. Rhétorique : maladroite. Les arguments se succèdent sans réel fil directeur, dans une prose sans audace et sans relief : 1.

Note finale : 05+/20. Ensemble superficiel.


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