Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.
Rédigé par Jérôme Coudurier-Abaléa et publié depuis
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Différentes approches sont possibles quand il s’agit d’art D’emblée, une affirmation si générale et si creuse que déjà le correcteur s’ennuie. Si le remplissage commence dès l’accroche, ça augure mal du reste ! mais pour réellement comprendre le but de l’auteur, les connaissances semblent nécessaires. La culture apparaît comme incontournable pour accéder à l’idée de l’auteur et pleinement goûter, apprecier l’œuvre d’art. Pourquoi ? On n’en sait rien. Cette affirmation gratuite appelait une justification. La culture est-elle totalement necessaire pour apprecier l’art ? Ne faut-il pas plutôt tenter de goûter à l’art pour pouvoir ensuite avoir de la culture ? Renversement illégitime de la question, de même qu’à la fin de la copie n°1 – voir aussi copie n°6. On sent déjà percer le hors sujet. Dans un premier temps, nous verrons que l’art est appréciable sans culture, puis que cette dernière semble finalement nécessaire et enfin que l’art nous ouvre l’accès à la culture. Annonce de plan maladroite : on sent beaucoup trop le thèse-antithèse-synthèse poussif.
Tout d’abord, pour pouvoir apprécier et goûter une œuvre d’art, il ne faut pas nécessairement être cultivé. Dans ce cas, fin du problème. Voilà une réponse claire, nette et définitive à la question posée. A quoi bon continuer de disserter pendant encore quatre pages ? L’art se veut, en général, accessible à tous. La plupart des gens sont aptes à apprécier un morceau de musique classique, qui peut être considérer par des spécialistes comme une œuvre d’art. Faute impardonnable. La confusion de l’infinitif et du participe pour les verbes du 1er groupe est une faute indigne d’un élève de lycée. Le bon vieux truc qui consiste à remplacer le verbe douteux par un autre verbe du 3è groupe (prendre ou mettre, par exemple) est tout de même facile à appliquer. Il n’est pas difficile de goûter au plaisir d’écouter cette musique et n’importe qui de volontaire est capable de le faire. Barbarisme hideux. « N’importe quel volontaire » est tellement plus simple. Cependant, les spécialistes seront, eux, capables de dire si le morceau est bien interprété ou bien joué. On constate donc déjà un certain paradoxe. D’un certain point de vue, l’art est donc accessible à n’importe qui. Les quatre dernières phrases sont décousues : chacune semble contredire la précédente. L’emploi répété de « donc » ne supplée pas au manque de logique du passage, et même le souligne. Les musées ne sont pas réserver à une élite. Au contraire, ils sont ouverts à tous. Cela tend bien à montrer que l’art se veut facilement accessible. Maladresse. Laissez le correcteur juger de la pertinence de vos exemples. Lui forcer la main en écrivant que tel truc montre « bien » ceci ou cela n’est pas une stratégie très recommandable. Par exemple, des milliers de personnes viennent du monde entier pour voir la Joconde. Toutes ces personnes ne sont pas nécessairement cultivé de la matière, mais cela ne les empêche pas de goûter à cette œuvre d’art et au mystère qui l’entoure. Le manque de culture ne semble pas être une barrière qui empêche d’accéder à l’art. Trop long. Cette idée mentionnée d’une brève phrase dans la copie n°1 « passait » : lui consacrer un paragraphe entier lui accorde trop d’importance. Ce n’était pas à ce niveau que se posait le problème. Voir aussi copie n°4. Enfin, une personne peut cultiver croit pouvoir goûter à une œuvre d’art. Autre homonymie impardonnable. En effet, elle a l’impression de bien cerner l’œuvre car elle trouve « beau » ce qu’elle voit ou ce qu’elle entend. Cependant, n’étant pas ou peu cultivée, elle ne se rend pas compte qu’elle passe à côté du message plus profond de l’œuvre, s’il y en a un. Le manque de culture peut parfois empêcher d’accéder à l’intérêt de l’œuvre. Même problème que dans la copie n°1 : toutes les œuvres d’art véhiculent-elles un message « derrière » les qualités plastiques ? Ce message ne peut-il être saisi qu’au moyen de la culture ? Il est donc possible de goûter à une œuvre d’art sans culture mais cette dernière est pourtant bienvenue.
Une certaine culture est malgré tout appréciable pour pouvoir goûter à une œuvre d’art comme l’a souhaiter l’auteur. Pour pouvoir goûter à une œuvre d’art, la culture semble indispensable. En effet, un connaisseur en peinture, par exemple, sera tout à fait capable de dissocier l’œuvre d’une copie de cette œuvre. Sa culture en peinture le lui permet aisément à l’inverse d’une personne qui n’a aucune connaissance dans cette matière. Bon exemple, qui met en lumière le caractère indispensable de certaines connaissances techniques pour juger de certains aspects d’une œuvre. Dans de nombreux cas, la culture est essentielle pour goûter à une œuvre. Pour Hume, l’art n’est pas accessible à tous. Il a créé une véritable doctrine du goût. Certains tableaux, par exemple, necessite une analyse bien precise pour pouvoir être apprecie à leur juste valeur. L’inculte ne peut qu’observer, le connaisseur peut analyser et dégager rapidement l’intérêt de l’œuvre. Outre le décousu qui persiste dans le propos, tout cela reste bien trop général. L’élève dit peut-être vrai, mais il fallait justifier toutes ces affirmations, par des exemples, des raisonnements, des arguments. Par exemple, dans le Tricheur à l’as de pique, De carreau. Dommage. la personne qui ne connaît rien à la technique de réalisation d’un tableau, croira que le tricheur est l’homme avec la carte derrière le dos. Après une analyse approfondie du tableau, on se rend compte que le tricheur n’est en vérité pas cet homme. Lecture contestable de la toile. On peut certes penser, par plusieurs indices, que les deux femmes sont de connivence et qu’elles veulent duper le tricheur : mais le « tricheur » désigné dans le titre est bien le personnage à la gauche du tableau (voir le cours sur l'imitation). Seul une personne cultiver pouvait déceler ceci et donc goûter pleinement à l’œuvre d’art. La culture est donc essentielle. Série de fautes d’accord exaspérante. Par ailleurs, les conjonctions de coordination ne peuvent, par définition, s’accumuler. « Et donc » est barbare, et facilement évitable : il suffit de biffer « et ». La culture permet d’accéder à certains points qu’un inculte n’aurait jamais soupçonné. Le but n’est pas d’apprécier un tableau mais de comprendre l’intention de l’auteur et de constater si son but a été atteint. Seule la culture permet cette vérification. La culture apparaît donc comme nécessaire pour pouvoir pleinement gouter à une œuvre d’art. On frôle encore le problème sans le poser : « goûter » une œuvre d’art implique-t-il nécessairement de « comprendre » le « message » de cette œuvre, à supposer qu’il y en ait un ?
Enfin, c’est grâce à l’art que nous pouvons avoir une certaine culture. Ce renversement illégitime court au hors sujet. La culture n’est pas issue que des livres. C’est justement en allant à des expositions, des concerts, que l’on crée sa propre culture. Culture et connaissance ne sont identiques. En essayent de goûter à une œuvre d’art, notre culture s’agrandit. Un certain entraînement est nécessaire. L’art permet l’accès à la culture qui elle-même permet alors de goûter à juste titre à une œuvre. En soit, « œuvre d’art » sous-entend déjà qu’un jugement a été porté. Toute œuvre ne peut pas être qualifiée « d’œuvre d’art ». Ce terme implique déjà qu’une culture est nécessaire. Autre problème frôlé mais pas clairement exposé : pour juger correctement la valeur et l’importance d’une œuvre d’art, il faut sans doute une culture artistique minimale ; mais « juger correctement », est-ce « goûter » ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ? De plus, pour gouter à une œuvre d’art il faut avant tout la comprendre. La beauté de la chose a peu d’importance. Double pétition de principe hautement contestable ; et justement parce qu’elle pouvait entraîner une polémique, l’élève aurait dû s’appliquer à les argumenter, au lieu de les plaquer brutalement comme des évidences. « Des goûts et des couleurs il ne faut discuter ». Les dictons, au placard ! Voici pourquoi. Ce n’est qu’avec l’expérience que l’on peut réellement gouter à une œuvre d’art – l’art nous ouvre, en quelque sorte, l’accès à la culture. L’élève est loin de l’avoir montré.
Finalement la culture est nécessaire pour goûter à une œuvre d’art et pour le comprendre son but. Formule barbare en fin d’épreuve : fatigué, l’élève ne s’est pas relu. Cependant, on peut apprécier l’art sans culture. Malgré tout, l’art semble permettre l’accès à la culture à travers les musées, les expositions, les concerts. La conclusion se contente d’inventorier les arguments principaux du développement. A quoi bon ? Elle n’apporte rien.
NOTATION
1. Définitions : partielles, au mieux. « Goûter » n’est jamais précisément défini : 1. 2. Problème : cerné, mais cerné seulement, comme on le voit en III : 2. 3. Argumentation : faiblarde. Hume et la Tour montrent quand même que le cours a été appris : 2. 4. Introduction laborieuse, conclusion malhabile : 1. 5. Rhétorique : maladroite. Les arguments se succèdent sans réel fil directeur, dans une prose sans audace et sans relief : 1.
Note finale : 07/20. La copie se tient à l’orée du problème, mais ne s’y aventure pas.