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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

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Copie 10 corrigée

Selon un terme général, l’art comprend énormément d’activité, la peinture, la musique, la littérature, l’architecture.
Une platitude très vague en accroche, encore gâtée par une impropriété (il ne faut pas confondre « terme » et « opinion ») qui ennuie d’entrée le correcteur. Dès la première phrase, ça sent le remplissage.
Pour goûter un œuvre d’art, faut-il être cultivé ?
Décousu d’avec ce qui précède. La question sort comme un diable de sa boîte.
La connaissance culturel influe-t-elle sur l’admiration et l’appréciation d’une œuvre artistique. La culture ne limite en aucun cas la satisfaction artistique. Elle peut par ailleurs contribuer à une facilité d’analyse.
Introduction saugrenue, qui « n’introduit » pas grand-chose. Où est le problème ? Pourquoi la question se pose-t-elle ? A qui ? Quels en sont les enjeux ? Nul n’en sait rien.


La faculté d’être cultivé ne donne pas le pouvoir unique d’accéder à l’art.
Confusion entre « culture » et « faculté d’être cultivé ». Déjà, le hors sujet menace.
Les œuvres d’Art deviennent l’objet du rêve, de l’imagination de la part de l’auteur et de l’interprétation de celle du spectateur. Il ne s’agit pas d’effectuer des dizaines d’années d’étude, mais un certain bon sens, inné. Apprécier écouter Mozart plutôt que la Star Academy. Pour s’émerveiller devant une œuvre d’art, l’ouverture d’esprit est d’une grande utilité. Par exemple, suite à la guerre civile d’espagne, Picasso fut tellement troublé, il en peint Guernica.
Des phrases sans proposition principale, une phrase avec deux propositions principales : même la syntaxe défaille. En l’occurrence, la pensée aussi, qui saute du coq à l’âne sans discontinuer. La question se posait-elle vraiment en termes aussi caricaturaux que la comparaison entre Mozart et la Star Ac’ ? Picasso ne méritait-il pas quelques lignes de développement ?
Du goût et des couleurs, il ne faut pas disputer !
Pas de dictons, bon sang ! Voyez ici pourquoi.
Deux personnes cultivées apprécient des œuvres d’art différemment. Pour le 7ème art, les critiques sont parfois totalement paradoxales.
Excellent exemple : le cinéma est un art plutôt démocratisé (par rapport à l’opéra ou à la peinture contemporaine), et il aurait été bon d’approfondir pour montrer qu’on peut le goûter sans une culture écrasante. Malheureusement, l’élève continue de bondir d’une idée à l’autre sans en examiner aucune. La copie de philo n’a pas vocation à devenir un catalogue.
Pour « goûter », avoir une idée de l’œuvre, l’admirer, il suffit simplement de s’y intéresser, juste avec le bon sens, on peut discerner le beau, ce qu’on apprécie, de manière superficielle. De même, un chef d’œuvre d’apologues, les Fables de La Fontaine restent incontournables, les enfants les récitent depuis des générations, pourtant les enfants n’admirent pas les mêmes œuvres d’art.
Autre argument potentiellement excellent, hélas gâché faute d’approfondissement : l’enfant qui récite la fable « par cœur » la « goûte »-t-il de la même manière que l’adulte, qui déguste chaque vers ? Mais déjà, l’élève est ailleurs. Pas le temps de réfléchir ! Zap ! Au suivant !
Il existe des œuvres, sans doute pas des œuvres d’art, qui alimentent les dialogues entre personnes peu cultivées, par exemple les vaudevilles, ces farces sont présentées au public dans les rues, dans les théâtres, le Dindon de Feydeau met en scène des petites histoires complexes, n’importe qui pourrait comprendre ces pièces.
Encore une idée féconde, jetée comme un kleenex au premier usage. A partir de cette remarque, l’élève aurait pu montrer que les objets esthétiques ne requerrant aucune culture appartiennent au genre des arts décoratifs (comme les motifs de papiers peints, par exemple), lesquels ne sont que très partiellement des « œuvres d’art ». Il était donc possible ici d’effectuer une distinction conceptuelle entre « œuvres d’art » stricto sensu et « objets plaisants ».
Il va de soi que la connaissance culturelle n’est pas accessible à tous, la plupart des spectateurs possède le discernement. Lorsqu’un bidet prend place dans un musée, tout le monde pourvu de bon sens sait qu’il s’agit d’ironie.
Il fallait citer Duchamp.
La connaissance culturelle peut être assimilée par toute personne capable de discernement.
I potentiellement très fécond, mais si décousu et si irréfléchi qu’il en perd toute pertinence. Le pire, c’est que l’élève a sans doute l’impression d’avoir « mis plein d’idées » dans sa copie, ce qui est exact ; mais encore une fois, le devoir de philosophie est un exercice de réflexion, non d’érudition.


Le fait d’être cultivé montre un intérêt pour tout.
Peu clair.
Un intérêt porté sur pratiquement tout pousse l’Homme à « goûter » beaucoup d’œuvre d’art, c’est donc un cercle vertueux. Il existe des classifications, des genres, des registres, par exemple la gamme des couleurs, des dégradés, l’organisation pour les notes de musique, les genres littéraires. Suivre la complexité de l’art est très long. Il suggère de s’intéresser à tout, de connaître tout. Un Homme qui connaît quelques petites choses sur l’auteur, ou sur le mouvement auquel il appartient, comprendra mieux l’objectif et les moyens mis en œuvre pour y accéder de l’œuvre d’art.
Le décousu atteint ici son intensité maximale. Dans un tel imbroglio, le correcteur ne saisit plus du tout où l’élève veut en venir.
Les périodes antérieures révèlent des faits marquants ayant pu choquer, troubler ou motiver pour élaborer une œuvre d’art. Pour cela il faut avoir fait des Etudes afin de connaître l’Histoire. La culture générale permet d’établir des comparaisons entre œuvres d’art, ce qui renforce le pouvoir d’analyse.
Ce point central méritait des développements précis et justifiés par des exemples ; mais l’élève préfère enchaîner sur une banalité.
Le fait d’être cultivé présente un plus dans l’étude du chef-d’œuvre. Les autres personnes jugent des œuvres d’art selon leur point de vue, selon le beau ou le laid.
Les personnes cultivées détiennent une certaine puissance pour analyser les œuvres d’art.
On peut relire ce II, on aura toujours autant de mal à comprendre quelle antithèse le structure. Cherche-t-on à montrer que la culture est un simple « plus », un moyen de comprendre la technique mise en œuvre, ou encore l’indispensable matériau de la comparaison pertinente ? Nul n’en sait rien.


Ce problème de connaissance culturelle, qui a ou non un impact sur le fait d’admirer des œuvres, pose un nouveau soucis, le beau et le laid.
Après avoir culminé, le décousu conduit au hors sujet : au lieu de se demander si la culture est indispensable à la compréhension de l’œuvre (et à quel niveau), l’élève s’égare dans des considérations bien trop vastes sur « le beau » et « le laid ».
Les personnes cultivées ne sont pas plus aptes à juger le beau du laid, il s’agit d’une question de point de vue. Elles apprécient avec plus de profondeur les œuvres d’art, en aucun cas elle mettront en place un code du beau.
Il est toujours agréable de constater qu’un cours (en l'occurrence, justement, celui sur
« Des goûts et des couleurs... ») n’a eu aucun impact sur un élève !
A chacun sa vérité, tous les goûts sont dans la nature.
Opinion insoutenable pour un élève de S. Un scientifique sait que la vérité n’est nullement relative aux points de vue. Il lui est rigoureusement impossible de penser le contraire : sinon, que fait-il en section scientifique ? Par ailleurs, il est évident que tous les goûts ne sont pas dans la nature : nul ne trouve que les châtaignes ont un goût de citron. A bas les dictons ! Ils sont toujours faux et stupides !
Si cette question sur l’art s’étendait à la vie en générale, il existerait beaucoup de problèmes.
Lesquels ? On n’en saura rien. Zap !
Heureusement, il n’existe pas de code pour régler le beau et le laid. Pour goûter une œuvre d’art, il n’est pas obligatoire d’être surdoué et trop cultivé, il suffit d’apprécier l’œuvre à sa juste valeur avec ses propres critiques et son bon sens. Il ne faut surtout pas aborder une œuvre d’art avec des préjugés, cela risquerait d’obscurssir le jugement.
Evidemment, faute d’exemples, d’arguments et de références, tout ce propos reste péremptoire.
la culture générale est tout de même un plus, il se trouve que c’est important pour pouvoir échanger des idées dans tous les domaines. Pour un personne non cultivée, le fait d’échanger des idées, critique devient vague et floue et il s’apparente à une autre cultivé. et s’approprie les critiques d’autrui.
Nouvel égarement hors sujet : on en vient à se demander quelle est la valeur de la culture, et à quoi elle sert. Enfin, c’est du moins ce que je comprends à cette phrase pour le moins hermétique.
Le premier problème conduit à une question concernant le beau, sur quels critères juge-t-on une œuvre d’art ?
Sans aucun doute : c’était toute la question. Juge-t-on une œuvre d’art exclusivement au moyen de la culture, ou peut-on s’en tenir au « bon sens » ou à la sensibilité ? Cette fin de III prouve que le problème de fond n’est pas du tout abordé dans la copie.


Le problème d’être ou non cultivé ne cause en rien un réel obstacle entre ceux qui veulent enrichir leur connaissance, et ceux qui décident de juger des œuvres d’art seulement avec leur bon sens, les personnes ont le droit de faire un choix. Il serait peut-être plus judicieux d’exploiter les choses autour de l’œuvre afin de mieux s’imprégner de l’œuvre d’art lorsqu’on l’admire.
Conclusion relativiste s’achevant dans une phrase complètement obscure.


NOTATION
1. Définitions : absentes : 0.
2. Problème : il est à peine esquissé : 1.
3. Argumentation : potentiellement excellente, mais systématiquement survolée : 2.
4. Introduction imprécise, conclusion relativiste : 1.
5. Rhétorique : vacillante : 1.

Note finale : 05/20. L’élève ne prend pas le temps de la réflexion. Résultat : une copie si décousue qu’elle finit par verser dans le hors sujet. Selon toute vraisemblance le travail d’analyse initial n’a pas été accompli avec assez de rigueur. L’élève a pourtant du potentiel.


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