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Samedi 22 septembre 2007
II. la machine, l’animal, l’humain : où commence la liberté ?


robot9.jpgDescartes affirme que les animaux, du fait qu’ils sont dépourvus d’esprit, ne possèdent pas de liberté (ci-contre, le célèbre robot-chien Aibo de Sony, image (c) Sony). Simples machines (outils mécaniques articulés), ils ne se distinguent des automates que par la finesse de leurs engrenages, de leurs ressorts, de leurs plomberies (os, muscles, vaisseaux sanguins). Dans cet ordre d’idées, les comportements animaux peuvent se comprendre comme de pures réactions réflexes et automatiques en fonction des stimuli reçus. « La peur », « l’affection », ne se distinguent pas de mouvements réflexes comme la contraction des muscles de la jambe lorsqu’on nous frappe le genou.

Mais les animaux, en dépit de leurs instincts puissants, peuvent difficilement se réduire à de pures routines. Non seulement le dressage peut conditionner leurs réflexes (chien de Pavlov), mais encore les animaux semblent parfois capables de dépasser leurs instincts et de s’y sousctraire (une lionne peut adopter une gazelle, ou un bébé humain). Au-delà de leurs automatismes, ils sont capables de prendre ou de perdre des habitudes. Cette option peut apparaître comme une forme primitive de liberté, même si dans la plupart des cas, les animaux demeurent conditionnés, l’humain en revanche pour sa part parvient à détourner les objets de leurs fonctions ordinaires pour servir ses désirs. Il peut échapper aux stéréotypes.

Sans accorder une pleine liberté aux animaux, on doit tout de même leur accorder une plasticité (faculté de changement) qui les distingue des machines.

Question pour la prochaine séance : puis-je dire que je contrôle mes actes ?
par Jérôme Coudurier-Abaléa publié dans : Terminales STL PLPI 2007-2008
 
 
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