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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

L'entrée du labyrinthe : prologue

Avant d'entrer dans le labyrinthe, ce bref prologue vous dévoile en partie ce que vous allez y trouver.

La philosophie examine quelques « grandes questions » et leurs enjeux. Par exemple : « faut-il toujours dire la vérité ? »

Au départ, on pourrait croire que ce sont des questions comme les autres : on ne voit pas, à première vue, en quoi cette question diffère, par exemple, de la question suivante : « comment préparer une pâte feuilletée ? » Sitôt qu'on essaye d'y répondre, cependant, la différence entre ces deux questions saute aux yeux.

Pour faire une pâte feuilletée, il suffit de suivre la recette. Il existe certes différentes recettes, et chaque grand chef possède ses propres tours de main, mais la procédure générale est connue ; mieux encore, on sait quelles erreurs il vaut mieux éviter de commettre en préparant la pâte.

En revanche, sur « faut-il toujours dire la vérité ? », les opinions paraissent beaucoup plus hétéroclites. Certains rigoristes affirment qu'il faut toujours dire la vérité, même si elle blesse. D'autres, plus cyniques, plus pragmatiques ou plus... sincères (beau paradoxe !) répondent que, dans les faits, tout le monde ment sans cesse à tout le monde, et qu'on a donc le droit de mentir, puisque si nous ne dupons pas les autres, les autres nous tromperont à la première occasion. Entre ces deux positions extrêmes, toutes les nuances semblent possibles, de la diplomatie à la duplicité, de la prudence polie au pieux mensonge. On pourrait croire que, dans le lot, certains ont raison et d'autres ont tort ; l'ennui, c'est que chacun a ses raisons pour défendre son opinion, même les opinions les plus tranchées ; toutes ces positions sont argumentées, étayées, justifiées. Alors, à qui donner raison ?

Reprenons : certaines questions peuvent recevoir une réponse aisée puisqu'il suffit de consulter le spécialiste adéquat (un cuisinier, dans le cas de la pâte feuilletée, mais aussi, selon le problème rencontré, un astronome, un physicien, un biologiste, un médecin, un météorologue, un chimiste, un historien, un économiste, un banquier, un avocat, un journaliste, un poète, un psychanalyste...). D'autres questions, en revanche, autorisent plusieurs réponses argumentées différentes. Il s'ensuit un débat, une délibération, une controverse plus ou moins vive qui peut aller jusqu'à la brouille ou même au conflit violent. Il est facile, en effet, de sentir si l'on est d'accord ou pas avec telle opinion ; mais quant à reconnaître, entre plusieurs argumentations, laquelle s'avère la plus pertinente, la plus cohérente ou la plus correcte, voilà qui demande un peu plus de finesse, d'attention et d'honnêteté intellectuelle.

Hélas, ces questions s'avèrent, en même temps, extrêmement pressantes. Notre attitude au quotidien est en jeu. Faut-il dire la vérité, là, tout de suite ? Faut-il tout avouer à ses parents ? Faut-il colporter toutes les rumeurs du quartier à ses amis ? Faut-il jeter la vérité à la tête du premier venu ? Faut-il balancer nos copains à la police ? Le guide du labyrinthe doit-il dire la vérité aux visiteurs ? Hé, hé.

Ces questions se présentent comme d'autant plus compliquées à résoudre que chacun semble avoir un avis tranché à défendre, et que les pratiques quotidiennes se révèlent parfois en désaccord avec les belles théories soutenues en public par les uns et les autres.

De nombreux auteurs ont néanmoins fait profession de résoudre, ou du moins de clarifier, ces questions. On les appelle les philosophes. Le but « encyclopédique » du programme de philosophie en Terminale consiste à vous donner une connaissance, au moins superficielle, de ces auteurs, que le programme répartit en trois grandes périodes historiques (antique et médiévale, moderne, contemporaine).

Aussitôt, une question se pose : à quoi sert de s'échiner sur des textes presque incompréhensibles (pour ne pas dire presque illisibles) écrits par de vieux barbons pas toujours très fréquentables de leur vivant et parmi lesquels certains ont les dents sèches depuis deux millénaires ? Ils n'ont, ces chers cadavres (le programme de philosophie ne compte aucun auteur vivant : aux yeux du Ministère de l'Education nationale, un bon philosophe est un philosophe mort), aucune idée de vos inquiétudes, de vos enthousiasmes, de vos révoltes, de vos préoccupations concrètes, bref, de la vraie vie. La télévision n'était même pas inventée, à l'époque ! Sans parler du téléphone portable, des OGM, de l'Internet, du réchauffement climatique, du chômage galopant, de la crise de l'énergie, de l'explosion démographique, de la techno, du slam et du chat avec webcam. Alors, à quoi bon ? La théorie, c'est bien pour les gens qui ont du temps à perdre : nous, on veut du solide.

Oui ; mais voyez-vous, le problème, c'est que l'on ne peut pas vraiment vivre sans idées ou sans opinions. Le présent immédiat de certaines situations pose des questions philosophiques qui exigent une réponse urgente, là, tout de suite. On peut bien sûr ignorer l'aspect théorique et agir
« au feeling » ; mais alors, en agissant de manière épidermique, sans réfléchir (tout est là), vous risquez non seulement de vous tromper, mais de vous égarer complètement, et de faire du mal autour de vous. Pire encore : en agissant, vous mettrez en pratique une théorie « par défaut », celle que la société, les conventions, vos parents, vos profs, ont choisi pour vous. L'avantage de tous ces vieux bouquins poussiéreux tient en quelques mots : ils vous prouvent que d'autres réponses, d'autres façons de voir le monde, d'autres manières d'agir, d'autres modes de vie, sont possibles ; et ils vous donnent des pistes pour inventer vos réponses personnelles. Malheur à qui n'a jamais philosophé ! En tous points comparable à l'héroïne de la chanson de Jean-Jacques Goldman, il « vit sa vie par procuration », comme un somnambule.

Mais ! s'indigneront certains, la philosophie nous oblige à découvrir des choses qu'on aurait préféré ne pas découvrir, tout bien réfléchi. Observation exacte. Certaines doctrines, certaines conceptions, certains systèmes philosophiques ont entraîné des conséquences historiques majeures. Par exemple, l'idée révolutionnaire, au sens strict, de ce jeune barbu qui disait :
« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » ; mais aussi, l'idéologie délirante d'un peintre raté qui affirmait : « Les Juifs sont des sous-hommes ». Une idée, ce n'est jamais seulement de la théorie, de la fumée, là-haut, dans l'abstraction : elle entraîne toujours des effets, parfois des catastrophes, très réels, très concrets, très solides. Alors attention : il est peut-être très urgent de lire les écrits de ces vieux messieurs morts depuis longtemps, pour éviter de faire les mêmes erreurs.

Ce but
« encyclopédique » du cours de philosophie en Terminale se matérialise donc, en toute logique, par le premier exercice philosophique : l'explication de texte. Vous en trouverez des sujets corrigés ici.

Cependant, défricher avec les auteurs, tracer des axes de réflexion, ouvrir des perspectives reste une première étape. La philosophie, outre son but
« encyclopédique », vise un but « pédagogique » bien plus ambitieux : sitôt le terrain défriché, penser par vous-mêmes s'avère plus aisé. Ce second but se matérialise par un autre exercice : la dissertation de philosophie dont vous trouverez des sujets corrigés ici.

Attention : lire des corrigés n'a jamais enseigné à quiconque à rédiger une bonne copie de philo, pas plus que la mémorisation de traités d'anatomie n'a produit un seul grand chirurgien. Candidats au bac, vous devez travailler la technique de la copie de philo en... écrivant des copies de philo. Il s'agit d'un apprentissage pour lequel vous n'aurez pas trop d'une année. Voyez ici comment préparer.

Penser par vous-mêmes : à vrai dire, voilà le principal objectif du cours de philosophie - raison pour laquelle le programme ne s'articule pas autour des auteurs (on ne fait pas un cours d'histoire de la pensée occidentale) mais bien autour de
« notions" comme le travail, la liberté, l'art ou encore la démonstration. La liberté de l'enseignant autorise toutes les fusions entre notions (par exemple, dans le cours que je propose, la justice se fond avec l'Etat et la société) et toutes les permutations dans l'ordre des notions. Par voie de conséquence, élèves de France et de Navarre, ne soyez pas étonnés de ne pas retrouver ici toujours les mêmes notions traitées par votre prof dans l'ordre dans lequel il les traite.

Aller au sommaire.
Début du cours : le langage.

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marie 17/08/2009 09:33

Bonjour,J'enseigne la philo au Sénégal et je viens de prendre connaissance de votre article sur la dichotomie nature/culture. Je trouve que vos propos sont parfaitement "raccord" avec le message que je veux  transmettre et vous faites, en plus, référence à la culutre wolof! J'ignore encore comment je vais l'exploiter (il est long..). peut-être en demander un résumé à mes élèves...Merci (deredief!), bonne continuation!

Un vieu fan ;D 11/11/2008 13:10

Bonjour Monsieur Jérôme (qui a été mon professeur de soutien de franças il y a deux ans ;-) ),Je me souviens d'un de vos commentaires me disant que (attention ce ne sera pas vraiment dans le domaine de la philosophie mais bon...) le meilleur film de Tarentino est Reservoir Dogs. Et bien je l'ai vu hier soir justement, et j'ai pensé à vous directement (c'est beau, non?) et je voulais dire qu'en effet j'ai adoré ce film dans le concept même de Tarentino. Je voulais rajouté (oui vos cours de soutien de français ont porté leurs fruits lol ) que si vous avez adoré ce film, je ne peux que vous conseiller le meilleur dans ce style, du moins à mes yeux :Arnaques, Crimes et Botanique.L'histoire est dans Londres où le destin de plein de malfrats vont se croiser et se recroiser (à la Pulp Fiction) finissant dans l'une des meilleures histoire que j'ai jamais vu !! Ce n'est pas de Tarentino mais c'est tout aussi bien dans ce style. Sur ce, j'espère que vous allez bien, quand à moi, si jamais vous souhaitez de mes nouvelles, j'ai changé de lycée, je suis en 1-S et je compte revisiter ce site l'année prochaine en tout cas pour approfondir ma philosophie (enfin approfondir... j'me comprend...) ! :DBonne journée,

petit-fils 12/12/2007 09:48

Ancien (très) ancien bachelier, interpellé par la photo de rassemblement que vous avez choisie,je vous propose de visiter (et de faire visiter) mon blog http://kz2007.over-blog.com qui montre le but, la fin (comme dans la fin justifie les moyens) de ces gens là.merci de vos commentaires

Péa 22/06/2007 01:42

J'ai jetté un rapide coup d'oeil.
(Rapide, hein, il est 1h40 !)
Et je ne comprends rien au fonctionnement dudit site de Mélissa! Obscur!

Mélissa 14/06/2007 17:50

Bonjour,
je vais rentrer en terminale STT à  la prochaine rentrée : votre site a l'air très complet mais me semble un peu impressionnant.
J'aurai voulu savoir ce que vous pensiez de ce site qui utilise SECRET STORY pour soit disant abordé la philo :
http://20six.fr/philo.psy.crash.la.matrix
Merci d'avance.
Cordialement.