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Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Le Labyrinthe - souffle des temps.. Tamisier..

Souffle et épée des temps ; archange ; prophéte : samouraï en empereur : récit en genre et en nombre de soldats divin face à face avec leur histoire gagnant des points de vie ou visite dans des lieux saint par et avec l'art ... soit l'emblème nouvau de jésuraléme.

Le langage est-il objet de science ?

Sujet de dissertation philosophique proposé aux élèves de section S en DM le 6 octobre 2006

Dix-sept copies sur trente ont traité cette question, sans surprise puisque le cours sur le langage, en ouverture de l'année, était le plus approfondi au moment de la remise du DM. Du reste, ce sujet était expressément libellé pour des scientifiques. La meilleure note a atteint 11, la plus mauvaise 3. La moyenne s'établi à 6,33/20, ce qui n'est pas trop mauvais pour un premier devoir.


1. Détermination du problème

1.1. Définitions

Par opposition aux diverses langues (vocabulaires et grammaires employées par des groupes sociaux déterminés, par exemple le français, le mandarin, le latin), le langage désigne la faculté de formulation de la pensée conceptuelle dans un système de signes en vue de sa communication, faculté universelle chez les humains et, semble-t-il, caractère distinctif de notre espèce (nous sommes, selon Aristote, des "zôon logon", des animaux pensants et parlants) ; mais le langage se distingue aussi de la parole dans la mesure où cette dernière, toujours actualisée, se manifeste vers l'extérieur (en particulier par la locution dans le cadre d'un dialogue), alors que le langage peut reste une potentialité intérieure. D'où la possibilité de définir le langage à la manière de Wittgenstein : "totalité des propositions" (voir ce cours).

D'emblée, je tiens à le signaler : quatre copies confondaient langue et langage, alors que tous les dictionnaires de philosophie balisent cette distinction conceptuelle. Par ailleurs, si cinq copies mentionnent Wittgenstein, aucune ne reprend sa définition du langage - ce qui s'avère fort regrettable, car s'en souvenir facilitait l'accès à un niveau de pensée proprement philosophique.

La formule "objet de science" n'aurait pas dû présenter de difficulté pour des élèves scientifiques ; et pourtant, à mon grand regret, j'ai constaté que tel était le cas. Six copies (certaines à demi-mot, certaines en toutes lettres) confondent ainsi, et cela me paraît très grave, science et objet de science. Autant dire qu'on confond biologie et vivant, ou physique et mouvement. Un élève s'interroge même de la sorte : "Le langage est-il une science ?" La question n'était pas là du tout. La science désigne l'étude rigoureuse d'un objet ; l'objet de science est visé par cette étude. Dans cette même rubrique, deux copies confondent science et étude, justement ; mais la première n'est pas coextensive à la seconde. Il peut exister des études non scientifiques (historiques, par exemple). Parfois, cette confusion atteint des niveaux alarmants : tel élève me présente le judo (un art martial) comme une science.

Toujours dans cette rubrique, seules trois copies évoquent le calcul (et encore, Wittgenstein le leur souffle) ; seules deux mentionnent la méthode expérimentale (la "méthode" pure et simple n'est jamais citée). Ces omissions entraînent des affirmations sidérantes : par exemple, aux yeux des auteurs, le langage ne peut être objet de science parce qu'il est "flou" (trois copies), parce qu'il est "changeant" (trois copies), parce qu'il est "complexe" (une copie) ou parce qu'il n'est "pas concret" (une copie). D'une manière générale, la science se choisit justement des objets d'étude flous, changeants, complexes, parce qu'eux seuls sont intéressants, bien entendu ! Ainsi la météorologie, l'évolution des espèces, la formation des galaxies, l'érosion des roches, l'électromagnétisme. Par ailleurs, dans la mesure où la science tente de résumer des collections de phénomènes par des formules mathématiques, elle produit toujours des théories abstraites ; et le dégagement des outils nécessaires à ces théories peut à son tour devenir objet de science : ainsi les mathématiques, la géométrie et la logique, sciences "par excellence", portant sur des objets abstraits par nature. Notons encore que deux copies niaient que l'Homme pût devenir objet de science - affirmation évidemment fausse : pour preuve, l'anatomie.

On pardonnerait à des littéraires ce genre de déclarations ; mais venant de "scientifiques" supposés, elles inquiètent, voire alarment. Les auteurs de ces copies ont-ils la moindre idée de la réalité du travail scientifique ? S'y intéressent-ils le moins du monde ? Sinon, pourquoi perdent-ils leur temps dans cette section ? A dix-huit ans, on leur souhaite d'avoir, quand même, l'audace de prendre leur orientation en main.


1.2. Forme de la question

Nulle difficulté ici (cf. "Sommes-nous condamnés à nous définir librement ?") : le verbe "être", le plus neutre de la langue française, vise seulement à rapprocher les deux termes et à demander si le langage appartient au champ d'études de la science.


1.3. Relations entre les termes

Les termes s'opposent presque frontalement. La vieille querelle entre "littéraires" et "scientifiques" pouvait ouvrir l'introduction, à condition de la toiletter un peu : dans la pensée classique, le langage, du fait même qu'il autorise des emplois farfelus comme la poésie, se dérobe à toute espèce de théorie rationnelle. Sa connaissance ne peut s'élaborer sous l'angle de l'art, ou de l'habileté technique : pas sous l'angle de la "science" au sens expérimental. Cependant, dans la mesure où la science s'exprime dans le langage (sous forme de traités, d'articles, de conférences...), on comprend qu'elle possède un intérêt à examiner cet outil dont l'expérience quotidienne, avec les quiproquos, les contresens et les mésententes, enseigne à se méfier (comme l'a remarqué Emilie, ce qui lui a valu un autocollant). Cet intérêt, légitime, présente-t-il pourtant la moindre chance de succès ? Un savoir rigoureux et efficace peut-il porter sur le langage ? Le langage possède-t-il les qualités nécessaires pour que la science s'empare de lui ?

 

2. Réponse spontanée et réponse paradoxale justifiées

La réponse spontanée s'appuie sur l'existence avérée de sciences du langage, comme la phonologie ou la linguistique.

Réponse paradoxale : les sciences du langage existantes, pour intéressantes qu'elles soient, ne parviennent pourtant pas à cerner le langage dans sa dimension la plus importante : la communication, en effet, s'appuie forcément sur une intention qui semble échapper à la science.



3. Argumentation de la thèse et de l'antithèse

3.1. Thèse : la science s'empare victorieusement du langage

L'existence de sciences du langage ne fait aucun doute aujourd'hui : phonologie, sémantique, étymologie, entre autres, étudient le langage dans ses diverses dimensions (respectivement, sa prononciation, son sens et son histoire). Ces sciences s'emparent du langage comme d'un phénomène quelconque et tentent, par son observation et par une série d'hypothèses et de vérifications, de déduire les lois fondamentales de son fonctionnement. D'ailleurs, comme le remarque Delphine, c'est exactement de la sorte qu'un bébé apprend à parler : par un série de tests, il imite de mieux en mieux les sons et séries de sons énoncés par ses parents. Il existe donc une expérimentation linguistique comme il existe une expérimentation physique ou médicale. Mieux : ces sciences du langage parviennent à montrer comment un texte se compose par l'articulation de plusieurs phrases, elles-mêmes composées de mots, eux-mêmes divisibles en phonèmes ou morphèmes, si bien que l'on parvient à un "atomisme linguistique" ambitionnant d'expliquer tous les faits de langue à partir des seuls sons phonétiques, ou des seules syllabes.

L'idée de sciences du langage n'est, du reste, pas si novatrice qu'on le croirait à première vue. Lorsque Gorgias défend la rhétorique, il la présente comme une technique si fiable qu'un citoyen quelconque, pourvu qu'il en connaisse les mécanismes, parviendrait toujours à convaincre son auditoire. D'ailleurs, comme le remarquait Benoît (ce qui lui a valu un autocollant), la communication, en tant que série de codages et de décodages de messages, implique que les interlocuteurs maîtrisent une connaissance solide, rigoureuse, rationnelle, du langage - à commencer par la grammaire et le vocabulaire mais aussi, d'une manière plus générale, la structure de la langue, la manière dont elle conçoit le monde. Outre les sciences des mots (phonétique etc.), des sciences du code, donc, il existe également des sciences du codage et du décodage dans telle langue particulière ; et il suffit de généraliser ces sciences pour atteindre à proprement parler une science du langage.

La logique (science des enchaînement corrects de propositions) se présente alors comme la science du langage par excellence (jusque dans son étymologie : le mot "logique" vient du grec logos). Lorsque Zola écrit : "Une langue est une logique" (dans Les Romanciers naturalistes), il confine au pléonasme : non seulement il est parfaitement possible d'étudier le langage de manière scientifique, mais la plus abstraite des sciences est justement une science du langage. La logique s'appuie sur des observations, formule des lois et peut vérifier l'exactitude et le bien-fondé de ces lois (elle peut dire si tel enchaînement de phrases est ou non correct) ; formelle, elle peut se réécrire sous forme d'un calcul mathématique (c'est le cas en informatique, par exemple) ; enfin, elle présente l'efficacité caractéristique de toutes les sciences : si un interlocuteur déraisonne, la logique peut très facilement lui montrer son erreur ; elle peut même identifier un texte comme "poétique", et le traiter comme tel : aussi rend-elle compte de l'intégralité du langage. Ajoutons que la logique possède le caractère d'universalité puisque, selon la célèbre formule d'Aristote, l'humain est un "animal linguistique", un "zoôn logôn" (aucune copie ne mentionnait ce point).

Science du langage, la logique constitue également une étude de la nature humaine, et une norme de la pensée correcte. Par son ambition et son ampleur, elle force le respect : il s'agit indubitablement de la plus haute des sciences.



3.2. Antithèse : le langage réel échappe à toute théorisation rationnelle

Cette perspective connaît pourtant une limite. La logique considère en effet le langage in abstracto, comme un objet existant par lui-même (dans les dictionnaires, les traités de grammaire etc.). Wittgenstein définit ainsi le langage comme "la totalité des propositions" (Tractatus logico-philosophicus, 4.001) ; or ce langage-là, en quelque sorte désincarné, n'existe que dans les livres. Le langage réel, in concreto, ne peut jamais se dissocier de la personne des locuteurs. Hegel le rappelle avec vigueur : le langage est la "figure de l'extériorité" de nos pensées (deux copies mentionnaient Hegel, mais par une autre citation). Du fait même qu'il transforme nos pensées subjectives en ob-jets (objets de science, en définitive), le langage ne peut jamais se considérer hors d'une situation d'énonciation qui l'actualise et lui donne son sens. Une même phrase, selon le contexte, aura des sens bien différents (qu'on mesure, par exemple, les nuances entre "Ah...", "Ah !", "Ah ?" et "Ah." - le contexte se réduisant ici à la seule ponctuation). Définir le langage comme "totalité des propositions" n'est donc pas du tout adéquat, puisqu'il est toujours, d'abord, "acte de communication".


Avec cette observation, il suit qu'il ne peut exister à proprement parler de science du langage pour deux raisons très différentes l'une de l'autre. Primo, une science du langage digne de ce nom ne peut faire l'économie d'une "science du contexte" qui déterminera certains aspects essentiels du langage. Dans la pièce de Feydeau Occupe-toi d'Amélie, un personnage, le maire, en marie deux autres ; mais si les procédures prévues par le Code civil sont respectées, les acteurs jouant les époux n'en deviennent pas pour autant effectivement mariés ! Une telle science du langage, qui intégrerait une science du contexte, tendrait alors à devenir une science totale, puisque pour rendre compte de la situation d'énonciation, il faudrait expliquer ses causes physiques, biologiques, morales, etc.

Secundo, du fait qu'il est d'abord acte de communication, le langage in concreto se manifeste toujours habité d'une intention préalable du locuteur. Lorsque Proust écrit : "Ses yeux pétillaient de bêtise", il surprend le lecteur par un parhyponoïan : effet évidemment intentionnel. Cette intentionnalité explique d'ailleurs en partie l'un des mécanismes les plus curieux du langage : la connotation. Outre le sens du message proprement dit (dénotation), les mots se trouvent diversement connotés (valorisés) par cette intention du locuteur - d'où des effets de langage inexplicables par une "science logique" qui oublierait la situation d'énonciation. Comment comprendre que deux synonymes puissent à l'occasion prendre des sens opposés - ainsi "tu m'enivres" et "tu me saoule" (exemple proposé par le malicieux Richard Henry) - sinon justement par l'intention qui détermine et que manifeste le langage ? A plus forte raison, comment expliquer "logiquement" que le sens d'une phrase puisse d'avérer contraire au message qu'elle véhicule (ainsi dans les antiphrases du type : "Alors ça, c'est vraiment réussi !") ?

Le langage ne peut donc s'étudier adéquatement "hors d'un" (coupé d'un) usage précis et intentionnel singulier, dans une situation d'énonciation singulière ; or, comme l'écrit nettement Aristote, "il n'y a de science que du général" (je souligne ; deux copies mentionnaient cette citation). Toujours doublement singulier, le langage ne peut donc jamais faire l'objet d'une science exacte.



4. La synthèse

Le sujet proposé constitue presque un paradigme de perfection académique : on le voit, les deux premières parties approfondissent le problème sans le résoudre. Frontalement opposées, elles paraissent aussi justifiées l'une que l'autre. Face à une telle aporie, les candidats doivent se frotter les mains car cette situation autorise toujours des synthèses multiples, originales et pleinement philosophiques. Combien, alors, je regrette que cinq copies s'exemptent de III ! On pouvait, par exemple, dans le cas présent, articuler une fin de dissertation selon les pistes de recherches suivantes.

1) La plus scolaire consistait, après avoir remarqué que la fin du II nous incite à rabattre les sciences du langage sur la psychologie, à opérer une distinction conceptuelle entre sciences exactes et sciences humaines. On pouvait en particulier retrouver ici la définition aristotélicienne de l'humain ("animal qui parle") et montrer que la tentative d'établir une science exacte du langage se présente sans doute comme trop ambitieuse. Ce III amenait une conclusion nuancée, et assez peu originale.

2) Un élève bien informé (je n'ai hélas pas noté son nom ! s'il peut se manifester, je lui en serai reconnaissant) a eu l'excellente idée de recourir au Discours sur l'origine des langues de Rousseau. L'auteur y exprime un paradoxe curieux : si effectivement le langage est arbitraire (à preuve l'existence des langues différentes, comme le rappelle Saussure), alors il consiste en une série de conventions : nous, Français (par exemple), nous sommes mis d'accord pour appeller "boeuf" un boeuf, et non "Ochs" (comme en allemand) ; et cependant, cette convention n'a pu être atteinte que grâce à un langage. Il paraît très difficile de comprendre comment les hominidés ont pu se mettre d'accord pour appeller telle chose de telle manière, puisqu'ils ne disposaient pas d'avance d'un langage. Peut-être faut-il postuler une compréhension spontanée prélinguistique entre humains - ce qu'on appelle en biologie une "empathie" - qui inaugure et affermit le rapport de communication. En tout état de cause, un tel phénomène paraît bien mystérieux, et il n'est pas sûr que nous puissions un jour jeter toute la lumière sur la genèse du langage. Dès lors, on pouvait conclure qu'une science du langage, si précise soit-elle, demeurerait lacunaire.

3) Une autre solution, plus complexe, consistait à souligner l'antagonisme profond entre les deux premières parties et à le pousser à son paroxysme Le langage apparaît comme le lieu où la science et la littérature tentent de se phagocyter l'une l'autre. La science cherche à s'emparer du langage (et, par extension, de la littérature), au nom d'une "normalisation" rendue nécessaire par le progrès scientifique et technique ; et inversement, au motif que la science s'exprime dans le langage, la littérature tend à la digérer comme un "sous-genre" littéraire, au même titre que le théâtre ou le roman policier. Rimbaud, dans sa correspondance à Paul Demeny, l'exprime en toutes lettres : "Le Poète devient [...] le suprême Savant ! car il arrive à l'Inconnu !"
Ce poète-devenu-savant redouble la figure du savant-poète-malgré-lui, bien plus ancienne et bien moins connue. Les Présocratiques en général, et Héraclite en particulier, affirment que le réel, parce qu'il obéit à des lois constantes justifiant l'approche scientifique, est "logos" dans son essence la plus profonde ; autrement dit, que toute explication scientifique véhicule (à son insu) une explication d'ordre linguistique. Quand le physicien parle du mouvement, il parle aussi, en sous-main, du langage qui lui permet de parler du mouvement (à parler ce langage, il affirme déjà sa validité).
A ce stade, cependant, on ne voit plus du tout ce qui oppose les deux façons de voir : le savant/poète se confond avec le poète/savant - l'un n'étant que le revers de l'autre, tous deux "à" la pointe du progrès. Mieux encore : ils sont cette pointe elle-même - ou encore, comme l'écrit Rimbaud à la dernière page de sa Saison en enfer : "Il faut être absolument moderne." Cette "synthèse" stricto sensu parvenait ainsi à réconcilier pleinement science et langage dans cette figure déconcertante du savant/poète (déconcertante parce que contraire aux idées reçues et aux nomenclatures de l'Education nationale) : poussée à bout, la poésie atteint la maîtrise scientifique du langage ; et poussée à bout, la science s'empare du langage pour en faire son objet non seulement principal, mais unique.
En somme, pouvait-on conclure, l'affrontement entre science et langage n'est perceptible que pour ceux qui ne sont ni pleinement scientifiques ni pleinement littéraires.
Une telle synthèse réclamait, telle quelle, des connaissances précises en philosophie antique et en poétique contemporaine ; aussi n'était-elle pas vraiment du niveau Terminale ; mais l'idée fondamentale d'un problème linguistique au coeur de la science pouvait tout de même être dégagée, et l'a d'ailleurs été par Delphine (ce qui lui a valu un autocollant).

4) J'ai été d'autant plus heureux de trouver l'idée des neurosciences dans le copie de Marie (hop ! un autocollant) que cette dernière piste rejoint mes propres recherches. On pouvait ainsi remarquer que, logique ou psychologie, la "science du langage" tend à devenir une "science de la pensée" ; or, celle-ci fait l'objet de recherches actuelles aussi fécondes que prometteuses. En analysant, d'un point de vue purement matérialiste, la pensée comme une série de réactions biochimiques et bioélectriques dans le cerveau, et en réaffirmant l'existence chez l'humain d'un système nerveux central "câblant" massivement toute la chair, il est parfaitement possible de poser que certains stimuli perçus comme langage se résument à des impulsions nerveuses et des réactions synaptiques. Le langage ne serait immatériel qu'en apparence : et la science la plus apte à l'examiner n'est ni la psychologie ni la linguistique, mais bien la chimie et l'électromagnétisme. Une telle synthèse d'inspiration positiviste, voire scientiste, exigeait une argumentation solide ; mais, par son originalité et par l'intérêt qu'elle manifeste pour les sciences les plus modernes, elle méritait largement de figurer dans les copies.

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